American Rhapsody
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Dimanche 14 décembre 2014
in Salt Peanuts

Le gâteau au fromage

Le gâteau au fromage, plus qu'une recette, est une aventure. Je t'assure.

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Jeudi 27 novembre 2014
in 'S Wonderful

Eugénie grisée

Après une longue année d'absence sous de fallacieux prétextes (note au passage un épisode en auditrice fort anonyme pour l'anniversaire de Mme Henriette), Mme Eugénie revient sur les zondes de Je m'ennuie bien, émission radiophonique de qualité avec de la bonne musique de bûcherons en chaussures de sécurité.

Plus merveilleux encore, Mme Eugénie ne revient pas seule et s'associe avec Pétronille du Beulogue pour analyser avec finesse (non) et sobriété (non plus) le best-seller dont vous avez tous entendus parler mais que vous n'avez pas osé ouvrir (et on vous comprend, voire vous envie) : 50 Nuances de Grey.

Les deux premiers épisodes ont déjà été diffusés sur les ondes de RTF Limoges (ces initiales ne signifient pas Radio The Fuck, quoi qu'on puisse en penser à nous entendre) et sont aussi disponible sur le Ternet Mondial ici (épisode 1) et là (épisode 2), mais je n'avais rien dit parce que j'étais sournoisement partie en vacances (la Tunisie fera sans aucun doute l'objet d'autres billets). Ça fait quelques minutes à chaque fois ce qui évite de se lasser (on se lasse si vite des bonnes choses, et à fortiori des sombres bouses écrites avec les pieds).

Un jour, Mme Eugénie apprendra même à parler sans rire en même temps, pour la plus grande joie des 2 auditeurs et demi de RTF, qui comprendront enfin ce qu'elle raconte.

La suite, chaque mardi (on espère) entre 19h et 20h sur RTF Limoges (aussi écoutable dans ton Internet), et éventuellement sur Touittère, grâce au magnifique achetague #RrrRrouuuu.

Dimanche 21 septembre 2014
in All Of Me

Le temps suspendu

Alors que le brouillard épais du deuil commence à se lever, je reprends conscience de tout ce qui s'est passé en marge de ma famille et de notre douleur pendant ce temps.

Quand j'ai rappelé ma mère, les mains tremblantes de la certitude qu'il était arrivé quelque chose à ma mamie (s'il y a un message sur mon répondeur, que celui-ci ne contient pas les mots « rien de spécial » mais plutôt « rappelle-moi », il est arrivé quelque chose), je sortais d'un dîner professionnel au cours duquel j'avais longuement discuté de politique de la recherche et de politique tout court avec une prof que j'admire depuis fort longtemps. Elle m'avait claqué la bise en partant.

Le lendemain matin, après à peine quelques heures d'un sommeil torturé, marquait le coup d'envoi d'un événement de neuf jours que je me suis donné un mal de chien pour organiser et qui a fonctionné comme sur des roulettes (grâce notamment aux collègues qui ont admirablement accepté que je me décharge sur eux d'un certain nombre de responsabilités), ce pour quoi j'ai été plus félicitée que je ne le mérite.

J'y ai appris beaucoup de choses, pris des notes qui me sont déjà utiles, eu des échanges riches dont la teneur me revient peu à peu. Un des participants avait un sourire pétillant tout à fait à mon goût et je ne l'ai vraiment réalisé que quelques heures après la clôture, au moment où j'ai enfin remarqué les mots qu'il a choisis pour me dire au revoir.

J'ai eu, l'air de rien, quelques réunions impromptues, des questions de logistique, les projets des élèves, un programme scientifique à établir, autant de questions dont je m'aperçois aujourd'hui, un peu étonnée, que je les ai déjà réglées.

J'ai passé des heures à parler de ma grand-mère, de ma douleur, de mon deuil avec certaines personnes dont je ne me rends compte que maintenant qu'elles se sont aussi beaucoup ouvert à moi en retour.

La confiance au gouvernement, le retour du petit Nicolas, l'actualité politique ou non sont passés largement à la trappe (et il m'est difficile de le regretter maintenant).

France Culture, en me parlant de lait d'épaule et de lait de cœur, m'a enfin permis de comprendre les représentations de la Vierge allaitant d'un sein situé de façon anatomiquement improbable plus près de sa clavicule que de ses côtes, sources d'une profonde perplexité depuis mon adolescence.

Une amie a démissionné tellement son employeur lui était devenu insoutenable. Fort heureusement pour elle, son horizon professionnel s'est de nouveau dégagé avant que je n'aie eu le temps d'examiner de près l'information. Un ami a retrouvé ses papiers d'identités égarés (dans un canal. L'alcool, c'est mal). Un autre a fait son coming-out auprès de sa famille (ça s'est bien passé). Il y a eu des anniversaires. Des enfants qui grandissent. Des gastros. Des avions en grève.

Ce monde qui continue de tourner, ce qui rend parfois la douleur encore plus vivace, est aussi ce qui permet de faire son deuil. Life goes on.

Samedi 20 septembre 2014
in All Of Me

L'institutrice

Avertissement : Billet triste contenant des gens morts.

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Lundi 11 août 2014

Bon voisinage

Certains des voisins de ma maman ne l'aiment pas pour les apparentes raisons que, petitun, elle vit seule (et représente donc un danger pour les maris, lui a appris une des rares voisines qui la considère comme fréquentable) et, petideux, elle reçoit Libération. Pour le lui signifier, ils font pipi sur son territoire ne répondent pas quand elle (ou sa fille) leur dit bonjour, et se servent régulièrement de sa boîte aux lettres comme poubelle.

Je suis tellement contente que le collège soit loin derrière nous et que le monde des adultes soit tellement plus mature.

Je lis

Surtout des polars. À l'occasion, des romans de fantasy loufoque, du théâtre, de la littérature chinoise traduite en italien (j'ai des amis formidables), des vrais livres bien écrits.

J'écoute

of Montreal, Caravan Palace, the Ditty Bops, Dango Reinhardt, the National, Minor Majority, Léo Ferré, Beethoven, Sonny Rollins, Laura Marling, Erlend Øye, Hjaltalin, Sufjan Stevens, Yuri Bashmet. Entre (nombreux) autres.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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