Le Grand Mardi Géant
Les Américains ne font rien comme tout le monde les Français, c'est bien connu, et par conséquent n'élisent pas leur président au suffrage universel direct. De toute façon, que peut-on espérer de gens qui pour qui montrer trois doigts, ce n'est pas montre pouce-index-majeur mais index-majeur-annulaire, je me le demande. Pas grand chose, je pense. Il en découle un processus électoral dont les subtilités sont beaucoup plus nombreuses que celles du football américain et les enjeux, hélas, beaucoup plus importants à mes yeux, et que j'aurais du mal à récapituler en une phrase aussi claire et tranchante qu'inexacte comme je le fis pour le jeu sus-nommé dans le billet précédent.
Mais je vais néanmoins m'efforcer de faire le point sur la situation, car pour la première fois de mon existence toute entière, je suis tendue comme un arc dans l'attente des résultats d'élections qui ne sont pas françaises (ce qui prouve probablement que je commence lentement à m'intégrer dans ce pays de dingues, ou alors qu'on aime bien parler de politique avec mes collègues), et que si je continue de rafraichir en alternance la page commodément mise à la disposition du public par Google Maps et celle du New York Times alors que la Californie n'a même pas fini de voter, je vais tuer ma touche F5 et ça sera bien dommage.
(Attention, y a plein de nombres dans ce qui suit. Et c'est long.)

