American Rhapsody


 
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Le mercredi, c'est fini

Je pense qu'en fait on devrait envisager de rayer définitivement le mercredi de la semaine. Quoi que le vendredi après-midi et le dimanche soir, quand on y pense, sont bien pourris aussi (non pas le lundi matin, j'aime bien le lundi matin en général, j'ai encore l'illusion d'avoir du temps devant moi pour accomplir plein de... euh... accomplissements dans cette nouvelle semaine qui se présente à moi jeune et fraiche ‒ et embrumée). Parce qu'entre les étudiants qui paniquent à la dernière minute (et auxquels il faut expliquer en douceur qu'il aurait peut-être fallu s'y prendre plutôt que la veille au soir et qu'à ce stade là, c'est un peu perdu), l'expérience « plus qu'une c'est la dernière et je peux mettre à jour toute une section de mon article » qui a carrément tourné aigre au point que j'en suis à essayer de la faire marcher droit dans ses bottes au lieu de me détendre, et la réunion que j'avais pas remarqué qu'elle était juste après l'examen que je surveillais et que du coup, ma pause déjeuner, je l'ai faite à quinze heures, je pense qu'on peut facilement se laisser aller à parler d'une journée de merde.

Mais je préfère parler de coïncidences (et re-mentionner au passage que, oui, on a eu un tremblement de terre, descendu du 5.8 originellement annoncé à 5.4 sur l'échelle de Richter, épicentre à une cinquantaine de kilomètres, et que d'accord les cellulaires ont momentanément cessé de fonctionner ‒ les lignes téléphoniques et ADSL aussi dans certaines régions mais pas ici ‒, mais que bon ça va même pas un poster n'est tombé, on va peut-être arrêter de faire comme si c'était grave. ).

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mercredi 30 juillet 2008
19:41
in All Of Me
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Et toi, tu fais quoi, mercredi ?

Lecteur, liseronne, la vie, parfois, c'est un peu une saleté quand même. (Tu remarqueras que je reste polie. Profite ‒ tu ne m'entends pas jurer en anglais, sinon tu me signalerais que, tout de même, ils ont d'autres adjectifs que fucking dans cette langue. Et d'autres adverbes aussi.) Mais de temps en temps elle est un petit peu sympa quand même, histoire que tu ne te lasses pas trop (un peu comme les mecs possessifs qui inondent leurs amoureuses de compliments et de cadeaux entre deux crises de jalousies ‒ quoi elle est pourrie mon analogie ?). Alors, donc, je te liste.

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lundi 28 juillet 2008
21:56
in All Of Me
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La découverte du jour

J'ai réalisé pour la première fois aujourd'hui que les vestiaires de la piscine du campus sont munis d'une essoreuse à maillot. Oui d'accord il m'a fallu presque trois ans pour m'en apercevoir, mais à ma décharge, ils ont collé la bête à côté de la balance, un truc que moi, personnellement, j'évite d'approcher de trop près (surtout quand un énorme écriteau t'avertit qu'elle est fiable à cinq livre près, probablement pour éviter le suicide de jeunes californiennes au régime, m'enfin si je perdais ou prenais cinq livres, je pense que mes jeans me préviendraient avant la balance).

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jeudi 24 juillet 2008
20:31
in 'S Wonderful
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Le niveau baisse

Comme chantonnerait Francis Blanche sur un air de Roux-Combalusier, le compositeur qui monte, « à la mare aux grenouilles j'ai de l'eau jusqu'aux genoux » (oui je donne dans le raffiné aujourd'hui), je ne sais pas si le niveau baisse mais en tout cas il ne vole pas bien haut.

J'ai bien conscience que j'ai fait une prépa élitiste suivie d'une école de haute voltige, et que je ne suis donc pas tout à fait au courant de comment ça se passe dans les universités françaises, et que si ça se trouve c'est pas beaucoup mieux, mais même après deux ans d'expérience, les devoirs à la maison des étudiants américains me tuent toujours autant.

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lundi 21 juillet 2008
19:43
in A Day At School
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La santé a un prix et mon compte en banque le sait

Tu te souviens peut-être, si tu me lis assidument depuis presque un an (ou plus), que je suis un peu dysfonctionnelle du dedans de moi-même. Non je ne te parle pas du dedans de ma tête (qui s'il était parfaitement fonctionnel serait triste à pleurer je pense, qu'est-ce qu'on s'ennuierait) ni de L4 et L5 qui sont deux petites mignonnes, certes, mais qui pour l'instant ont le bon goût de se tenir coites, juste d'un trouble mineur, une « condition » comme on dit, juste un bout qui ne fonctionne pas comme il faut, mais, comment dire, chiant, d'une part parce qu'il a tendance à me pourrir un peu la vie, d'autre part parce que je n'ai pas envie d'en parler en société (que veux-tu, c'est privé) ce qui peut rendre la conversation difficile quand les rendez-vous médicaux, prises de médicaments et exercices divers et variés occupent une bonne partie de ton temps et que tu veux les passer sous silence.

D'ailleurs ça tombe bien, les détails ne sont d'aucune importance pour la suite de mes propos ; nul besoin donc de s'étendre sur le sujet, on n'est pas là pour donner dans le sensationnalisme, faire pleurer dans les chaumières, ni se lamenter sur mon pauvre petit sort. (Enfin, si, un peu, mais pas trop quand même.) Si toutefois tu t'inquiètes sincèrement pour moi, sache que même si je pense que ce n'est pas la peine, je suis touchée, et qu'on peut en parler en privé ; par contre, sur AmRhaps, c'est hors de question.

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lundi 14 juillet 2008
23:16
in I'm a Stranger Here Myself
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Ma vie en puces

(Puces de liste à puces, pas micro-vampires à animaux de compagnie ‒ et humains accessoirement. Quoi que.)

Avec plein de choses dedans que je n'ai pas vraiment le temps de présenter autrement.

Ah et sans puces aussi. Ça craint, les puces, finalement.

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vendredi 11 juillet 2008
16:43
in All Of Me
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Ah, l'été

Une fois que les nuages de l'aube sont éparpillés, le soleil brille, le ciel est bleu Provence, l'indice UV est scotché à « 10+, extrême », il fait chaud, les petits oiseaux chantent (et les corneilles aussi, saletés, même quand il y a des nuages, on n'a pas idée de croasser devant ma fenêtre à cinq heures du matin), et c'est parti pour durer comme ça pendant environ deux mois et demi sans une goutte de pluie. Bref, c'est l'été en Californie du Sud.

Ah, l'été. Des journées lascives, des grasses matinées, des après-midi à la plage, des Perrier-rondelle en terrasse... hmm, non, pas trop en fait. (Trouve moi un café pour commencer et on reparlera de ce Perrier-rondelle ensuite. Je ne sais même pas pourquoi je te parle de Perrier-rondelle, je préfère la Badoit et sans citron, mais ce serait chouette d'avoir la possibilité de siroter des Perrier-rondelle en terrasse. Ça ouvrerait la porte à toutes les fenêtres, y compris les menthe à l'eau, les demi-pêche et les blondes pression.)

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mercredi 2 juillet 2008
09:50
in 'S Wonderful
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En ce moment

Je lis

Platon et son ornithorynque entrent dans un bar, les œuvres de Dick Francis, Jean Rhys et Len Deighton (mais pas tout en même temps).

J'écoute

The Black Keys, Clap Your Hands Say Yeah, The Whitest Boy Alive, The Nationals, Sarah Vaughan, The Ditty Bops, Elvis Perkins, Mozart, Stamitz, Sonny Rollins et The Seatbelts.

Je suis

heureuse, un peu bronzée, un peu blondie, occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable.), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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# Tempus fugit

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