American Rhapsody


 
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Se battre pour vivre... et conserver son assurance santé

Parmi les choses qui en plus de m'ahurir m'attristent, il y a le système de santé États-Unien. Un système dans lequel il est extrêmement délicat d'avoir accès à des soins coûteux sans être millionnaire, parce que dans l'un des pays les plus riches du monde, la solidarité est une notion qui a bien du mal à faire son chemin. J'invite le lecteur curieux (et/ou ne reculant pas devant un peu de pathos) à aller (re)lire une histoire triste que je racontais il y a presque deux ans sur le sujet - d'ailleurs, on pourrait pas leur faire parrainer un petit vieux mort du cancer, aussi, aux gamins de CM2 ?

J'ai lu récemment sur le site du LA Times un article qui n'est peut-être pas des mieux tournés sur la question, mais qui m'a semblé suffisamment intéressant pour que je m'essaie à le traduire. Le texte est en-dessous ; les annotations de bas de page sont des NDT ; la traduction est un peu bancale, souvent lourde et parfois inexacte, mais j'ai fait de mon mieux dans un minimum de temps (parce que je n'ai pas que ça à faire non plus, en fait) et si vous êtes si forts que ça, vous n'avez qu'à lire la version anglaise directement.

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jeudi 21 février 2008
16:00
in I'm a Stranger Here Myself
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Le Grand Mardi Géant

Les Américains ne font rien comme tout le monde les Français, c'est bien connu, et par conséquent n'élisent pas leur président au suffrage universel direct. De toute façon, que peut-on espérer de gens qui pour qui montrer trois doigts, ce n'est pas montre pouce-index-majeur mais index-majeur-annulaire, je me le demande. Pas grand chose, je pense. Il en découle un processus électoral dont les subtilités sont beaucoup plus nombreuses que celles du football américain et les enjeux, hélas, beaucoup plus importants à mes yeux, et que j'aurais du mal à récapituler en une phrase aussi claire et tranchante qu'inexacte comme je le fis pour le jeu sus-nommé dans le billet précédent.

Mais je vais néanmoins m'efforcer de faire le point sur la situation, car pour la première fois de mon existence toute entière, je suis tendue comme un arc dans l'attente des résultats d'élections qui ne sont pas françaises (ce qui prouve probablement que je commence lentement à m'intégrer dans ce pays de dingues, ou alors qu'on aime bien parler de politique avec mes collègues), et que si je continue de rafraichir en alternance la page commodément mise à la disposition du public par Google Maps et celle du New York Times alors que la Californie n'a même pas fini de voter, je vais tuer ma touche F5 et ça sera bien dommage.

(Attention, y a plein de nombres dans ce qui suit. Et c'est long.)

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mardi 5 février 2008
19:29
in I'm a Stranger Here Myself
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Giants 17 - Patriots 14

Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer par là-bas, le Superbowl, c'est (1) un événement sportif de prime importance (ie. la finale de foutchebal américain) et (2) une occasion inratable de se réunir entre amis, de boire des bières, de manger des hot dogs, de crier devant la télé, et par conséquent une manne commerciale. Cette année, trente secondes de publicité revenaient à quelques 2.6 millions de dollars aux (nombreux) annonceurs, et je ne parle même pas de tous les produits dérivés et spécialités pour barbecue qui se sont vendus ces derniers jours. Il faut bien un petit coup de Super Pouvoir d'Achat (merci à Miss SFW pour la découverte, et attention : ça s'installe dans ton crâne et ça ne veut pas en sortir) pour faire descendre tout ça.

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lundi 4 février 2008
11:21
in I'm a Stranger Here Myself
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En ce moment

Je lis

Platon et son ornithorynque entrent dans un bar, les œuvres de Dick Francis, Jean Rhys et Len Deighton (mais pas tout en même temps).

J'écoute

The Black Keys, Clap Your Hands Say Yeah, The Whitest Boy Alive, The Nationals, Sarah Vaughan, The Ditty Bops, Elvis Perkins, Mozart, Stamitz, Sonny Rollins et The Seatbelts.

Je suis

heureuse, un peu bronzée, un peu blondie, occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable.), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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# Tempus fugit

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