American Rhapsody


 
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Toujours pas de baleines

Il y a quelques éternités de cela (bon, d'accord, deux ans), j'avais participé à une merveilleuse sortie d'observation de baleines, ousqu'on avait pas vu l'ombre d'une baleine, ni d'un baleineau, ni même d'autre chose que de l'eau, des mouettes, de la flotte, des bateaux, des vagues, et quelques otaries sur la bouée à l'entrée du port de Newport Beach. Un genre de plouf dans l'eau, quoi, relaté avec verve et brillance (quoi ?) sur une version d'époque d'American Rhapsody.

Comme on s'était pelés de froid pour peau d'balle, ils nous ont filé des tickets gratuits pour recommencer avant 2010. Comme dimanche il faisait beau et chaud et sec (les vents de Santa-Ana ne pardonnent pas), et que la saison d'observation des baleines venait de reprendre, hop, on a décidé de se munir de gros manteaux et d'y retourner. Vaillamment.

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jeudi 17 janvier 2008
20:08
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Dépaysement garanti

Alors donc, la Pennsylvanie. Plus précisément, la Pennsylvanie profonde, la Pennsylvanie rurale, et Noyel dans la famille du Blondinet.

Un avant-propos me semble nécessaire pour établir l'immensité du choc culturel qui m'a accueilli. D'une part, je suis, bien que née et élevée dans un trou perdu que l'on peine à qualifier de ville, une citadine. Gamine, mes loisirs consistaient généralement à vaquer à diverses occupations dans les couloirs de l'école de musique, passer des heures assise sur mon cul le nez dans un bouquin, faire des longueurs dans la piscine municipale, résoudre des problèmes mathématiques, et de temps en temps me balader. Les randonnées hard-core ne sont pas mon lot (j'ai peur des descentes), je n'ai jamais ni pêché ni chassé et ne m'en porte pas plus mal, et je déteste skier (déjà, la neige, c'est morbide, en plus, c'est froid et mouillé, et pour finir, personne voulait me croire le jour où je me suis fait une entorse au genou en tombant du télésiège).

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dimanche 13 janvier 2008
10:32
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En ce moment

Je lis

Platon et son ornithorynque entrent dans un bar, les œuvres de Dick Francis, Jean Rhys et Len Deighton (mais pas tout en même temps).

J'écoute

The Black Keys, Clap Your Hands Say Yeah, The Whitest Boy Alive, The Nationals, Sarah Vaughan, The Ditty Bops, Elvis Perkins, Mozart, Stamitz, Sonny Rollins et The Seatbelts.

Je suis

heureuse, un peu bronzée, un peu blondie, occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable.), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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# Tempus fugit

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