American Rhapsody


 
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[Krazy Kitty sur Twitter]

Samedi, mai 2 2009

Israël !

Le lecteur attentif se souviendra probablement de la bourse qui me fut accordée par une Grande Compagnie Informatique (GCI) anonyme (mais bleue) et des glapissements occasionnés par la grande nouvelle. Par la même occasion, GCI me collait en partenariat avec un mentor censé me faire naviguer le monde merveilleux de la recherche industrielle, de préférence en m'accueillant l'été pour un stage.

J'ai ensuite appris que le mentor en question était Israélienne (prenons note du surprenant féminin) et avait passé quelques années dans mon Université Jolie (si tu crois qu'il s'agit là d'une heureuse coïncidence, ta naïveté me confond) ; des connaissances communes ont ainsi pu me confirmer qu'elle est non seulement très sympathique (« ses enfants jouaient avec les miens », m'a confié Advisor comme s'il s'agissait-là de l'ultime preuve de confiance) mais aussi fort intelligente, ce qui ne gâche rien.

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Mercredi, avril 22 2009

Un kilomètre à pieds, ça use, ça use

Dimanche, Pablo courra le marathon de Madrid. A chaque kilomètre, il espère pouvoir trouver un regain d'énergie en pensant à une personne bien particulière, une personne qui aura fait un don à la F.E.C.A., une fondation pour l'éducation des enfants autistes, pour permettre à l'école de M. Ziti, le fils aîné d'Otir, de continuer d'exister.

Pablo courra à Madrid, M. Ziti habite sur la côte Est des États-Unis, pourquoi donneriez-vous vos sous, depuis votre douillet fauteuil d'en France, à cette cause-là plutôt qu'une autre ? Je ne sais pas. Je ne suis même pas sûre de ce qui m'a poussée à donner quelques piécettes, bien avant que Pablo ne parle de son marathon. Pourtant, l'idée que quelqu'un courre à ma place me donne des frissons. Où était Pablo quand je travaillais à une tendinite avec des amis bien intentionnés qui tentaient de me persuader que la course serait comme le café, au début on n'aime pas ça et puis avant même de s'en apercevoir, on est devenu accro ?

Et aussi, pourquoi pas ?

Pour les détails, voir chez Pablo.

Pour d'autres relais sur le sujet, mieux écrits que le mien, allez faire un tour chez Kozlika ou Samantdi.

Mardi, mars 10 2009

Fuck it, Dude, let's go bowling

C'était l'anniversaire d'un copain. Il voulait aller jouer au bowling. Les prix sont réduits le lundi soir. Dix-sept dollars par personne, bowling illimité, une aubaine en comparaison des prix habituels. J'ai craché sans rouspéter quarante dollars samedi dernier pour aller voir les élèves de l'Institut Curtis dans une belle salle de concert, tout en me disant bien que, bon, d'accord, c'était chouette (non, je n'ai pas bavé devant le violoniste, sa technique, son son, sa musicalité, je sais me tenir en bonne société) mais dix-sept dollars pour jouer au bowling, ça me parait une limite supérieure. Preuve, une fois de plus, de mon incurable snobisme.

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Mercredi, février 18 2009

Excitée comme une puce

Ah, si seulement nous avions eu une bouteille de champagne à sabrer au labo aujourd'hui.

Tout d'abord c'était l'anniversaire de mon collaborateur préféré, celui avec lequel je passe des heures et des heures à suer sur des mouvements d'électrons, des orbitales atomiques et des réseaux de neurones récalcitrants. D'accord, ça arrive tous les ans, y a pas de quoi se vanter, mais ça rend l'atmosphère un peu festive, quand les gens passent dans le couloir et beuglent "Happy Birthday" sans réaliser que ce n'est pas parce que la porte est ouverte qu'on n'est pas en réunion avec Advisor (forcément, entre midi et une, c'est rare...).

Ensuite, une de nos plus récentes recrues nous a appris avoir enfin obtenu son visa étudiant, ce qui n'était pas une mince affaire vu qu'elle est du Moyen-Orient, et arrive comme un énorme soulagement pour tous vu qu'elle travaille depuis presque dix mois avec nous sans avoir été officiellement ni étudiante, ni payée.

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Mardi, janvier 20 2009

Thank You, America.

Je me suis réveillée la bouche pâteuse, un horrible sentiment de fierté pointant dans le cœur, un rire sardonique. J’ai ouvert mes volets violemment. Ils se sont abattus sur le mur puis m’ont claqué dans la gueule dans un retour à l’expéditeur digne du meilleur des boomerangs.

Bordel.

En reculant, je me suis pris les pieds dans la table de chevet. Évidemment. Quatre heures du matin. Quatre heures du matin ! Des années que je n'avais pas aussi mal dormi en raison d'une excitation quasiment puérile, comme une gosse à la veille de Noël. Et il fallait qu'en plus je me mette à faire des cauchemars. Rêver que c'était finalement John McCain qui allait prêter serment... quelle idée.

Je me suis docilement recouchée, il restait encore deux heures avant que le réveil ne sonne et elles ne seraient pas de trop.

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Potion d'espoir

Les potions magiques, c'est très facile. Il suffit d'avoir quelques ingrédients de base (la cendre volcanique et le venin d'Acromentula sont indispensables). Ensuite, c'est juste une question de suivre la recette. Mais aux États-Unis, ils préfèrent faire les choses en grand. Il faut dire que la potion dont je vais vous parler, c'est une potion qui fait (re-)naitre l'espoir chez celui qui la prend. A la manière hollywoodienne.

Recette pour quelques centaines de millions de personnes.

Prendre le premier président-élu pas très blanc de l'histoire des États-Unis, sa femme, leurs deux adorables fillettes, ajouter son vice-président-élu et sa femme, et une quantité impressionnante de spectateurs.

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Lundi, janvier 19 2009

MLK Day

C’était le soir béni où l’air était tiède et sentait la montée de sève. Le soir attendu où la fenêtre était enfin ouverte et où je brûlais d’envie d’être en manches courtes. Dans les hauts-parleurs dont le volume était réglé légèrement plus haut qu'à l'habitude, Buddy Guy se lamentait sur le sort de Louise McGhee (à moins que ce n'ait été celui de Sally Mae). C'était tout récemment : la Californie du sud a une sorte de pré-printemps en janvier, qui fait éclore toutes sortes de fleur et pointer le nez à nos premières tomates de balcon.

C'était le soir béni où je savais que j'allais pouvoir remiser au placard pour quelques semaines manches longues, bottes et autres écharpes. Un de ces rares soirs où je n'avais pas l'impression que quoi que ce soit d'autre que d'écouter du blues trop fort la fenêtre ouverte en racontant des bêtises ne requière mon attention immédiate. Le soir où R. m'a déclaré pour la millième fois sans plus y croire que j'allais essayer le tango argentin et où, à sa grande surprise, j'ai répondu que oui, bien sûr, j'allais essayer le tango argentin. Ce genre de soir léger et insouciant.

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Mardi, janvier 6 2009

Deux fois douze, trois fois huit, quatre fois six

On y a trinqué à l'Amstel à Amsterdam le 15 décembre puisque c'était mon cadeau que d'y aller, à Amsterdam.

On y a brièvement repensé le temps d'une chanson, d'une carte et d'un cadeau le 22 décembre chez mes grands-parents, puis rebelote le 24 de l'autre côté de la famille.

On l'a fêté plus dignement le 27 avant que ma ptite mère ne reparte de Paris, ce qu'elle n'a pas fait sans m'avoir offert en plus d'Amsterdam une étoile de Saint-Vincent sertie en pendentif (mais beaucoup plus joliment que sur la photo de Wikipedia), parce que je suis une enfant pourrie-gâtée, et qu'il faudrait voir à ce que je n'oublie pas d'où je viens.

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Samedi, janvier 3 2009

Une de plus

Malgré le manque de coopération de l'aéroport de Chicago O'Hare qui m'en veut personnellement à moi-même (voir la dernière fois que j'y ai mi les pieds), je suis bien rentrée à Irvine, où j'ai retrouvé mon lit (mon vrai lit, qu'il n'est nul besoin de replier dans la journée, avec mes oreillers juste comme je les aime et toute la place pour m'étaler) avec extase.

J'ai savouré chaque instant de mon séjour en Europe, car même les inévitables drames familiaux n'ont pas réussi à trop gâcher mon plaisir ; je vous raconterai. Pas les drames familiaux, le séjour, hein, faut pas pousser. 2008 s'est terminée en beauté et 2009 a commencé avec classe et distinction (si, si, j'ai trouvé) et il est largement temps de vous souhaiter à tous, lecteurs assidus ou de passage, fidèles des commentaires ou présences discrètes, une très belle année 2009, pleine de rires, de sourires, de projets qui se réalisent, de découvertes qui émerveillent et d'instants de bonheur. Avec de grandes embrassades parce que c'est chouette aussi, le contact humain, surtout quand il ne s'agit pas du corps de ton voisin de siège qui s'effondre sur toi en dormant dans l'avion.

Le tout en image (car il est bien connu du moins de ceux qui me fréquentent en région parisienne qu'il m'est difficile de passer devant Notre-Dame sans la prendre en photo à moins de ne pas avoir d'appareil et encore je serai capable d'agresser un innocent touriste japonais pour lui emprunter son matos).

Happy 2009!

Jeudi, novembre 20 2008

Krazy Kitty ramène sa pomme

Car, oui, Thanksgiving approche (je reçois douze personnes à la maison, oh ça va ne commençons pas déjà avec les superstitions, de toute façon ce n'est pas moi qui m'occuperai de la dinde, et comment les choses pourraient-elles mal se passer si je sers de la sangria à la grenade ? Hein ? Hein ?), ce qui veut dire que bientôt, très bientôt, (trop bientôt quand je regarde ma, que dis-je, mes listes de choses à faire pour le labo avant de partir) je serai de nouveau en France.

Le 10 décembre, aux alentours de dix heures du matin, je poserai mes petits pieds délicats (non mais 38 c'est pas particulièrement grand non plus comme pointure) sur le sol de l'aéroport de Woissy Chalsse de Gaw' en retenant de justesse une larme d'émotion (ou de fatigue, après huit heures dans un avion, surtout quand elles ont elles-mêmes été précédées de cinq heures dans un avion et une heure et demie dans l'aéroport de Dallas, on ne sait plus trop).

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En ce moment

Je lis

les œuvres de Ross Macdonald, Len Deighton, et Elmore Leonard (mais pas tout en même temps).

J'écoute

Minor Majority, Of Montreal, Porkupine Tree, Angelfish, Léo Ferré, The Nationals, Sarah Vaughan, The Ditty Bops, Absynthe Minded, Mozart, Stamitz, Bill Evans.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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# Tempus Fugit

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