American Rhapsody
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mardi, novembre 3 2015

Le jeu du dictionnaire

Gens du Ternet Mondial !

J'avais oublié de te préviendre parce que

(1) je suis nulle en com'

(2) j'ai pas le temps

(3) chaque semaine je dis « cette semaine, c'est vraiment tendu, ça ira mieux la semaine prochaine » et en fait NON (preuve que le travaillement, c'est le MAL), sauf la semaine où j'ai pris des jours de congés et du coup je suis descendue zen Provence et pour me détendre je suis allée visiter le Camp des Milles (c'était fin octobre, il faisait pas encore assez novembre). C'était très instructif, au passage ; on voit rarement des expositions avec une thématique aussi fortement enfants-morts prêter autant à réflexion.

BREF.

Y se passe des trucs dans la radio !

Pétronille et Eugénie continuent de lire des livres. Mais après l'expérience désopilante (ôte-moi d'un doute, « désopilante », ça veut bien dire « gerbante » ?) que fut la lecture de Cinquante nuances de COURS, COURS SANS TE RETOURNER, Pétronille et Eugénie ont décidé de s'attaquer aux Grands Mots.

« Attaquer », c'est le mot : ayant à force arrêté de faire semblant d'avoir des lettres et la moindre chance de deviner les définitions des termes du Dictionnaire des mots rares et précieux, nous bottons en touche et les inventons, ces définitions. Scrognebleu.

C'est le mardi soir de 19h à 20h, c'est sur Je m'ennuie bien dans ta radio ou dans ton Internet, et jusqu'à présent ça a donné ça :

(Fidèle à elle-même, Eugénie gloussette dans le micro au lieu de parler clairement.)

samedi, mars 14 2015

Achetague la pasión : une archive

Tu n'as pas oublié, j'espère, gens du Ternet, que Pétronille & Eugénie pleurent des larmes de sang sur leur exemplaire de Cinquante nuances de Cricri Gris pour éviter à la foule de leurs auditeurs (quasi) hebdomadaires d'avoir à le faire.

Dans ce billet que je mettrai à jour au fur et à mesure (un peu comme du live-blogging. Tu te souviens de l'époque ou le live-tweet n'avait pas encore remplacé le live-blog ?) tu trouveras les liens vers l'ensemble des épisodes. For your listening pleasure.

Piqûre de rappel : Ça se passe le mardi à 19h dans Je m'ennuie bien.

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mardi, février 10 2015

Cinquante nuances de consternation

Gens de l'Internet,

Tu n'es pas sans ignorer que Madame Eugénie (c'est moi) et Pétronille du Beulogue (c'est elle) lisent pour l'excellente émission radiophonique Je m'ennuie bien (c'est ) le tristement célèbre Cinquante nuances de Grey (c'est... non, ignore, faisons semblant que ça n'existe pas).

Tiens, j't'en avais parlé , déjà.

Il y a actuellement neuf épisodes, de quelques minutes à chaque fois, (que tu peux retrouver sur le site de l'émission).

Je ne te cache pas que c'est un chouïa le bordel.

En neuf épisodes, on a réussi à arriver à la rencontre des deux protagonistes principaux. Autrement dit, de mémoire, à la page 12. Sur plusieurs centaines. On va s'organiser, hein. Au moins suffisamment pour ne pas finir par vous lire l'intégralité de l'ouvrage. Parce qu'à raison de trois minutes par semaine, on sera mariées avec des gosses avant d'avoir fini (non). Pour l'instant, disons qu'on découvre ensemble. Histoire de poser les bases.

Je ne te cache pas non plus que ce n'est pas facile.

Moi, je ne sais pas trop comment je me suis laissée entraîner dans cette galère. J'ai fourni le bouquin (qui a été offert à ma mère, qui a failli le brûler au bout de cent pages mais c'était trop d'efforts pour une telle bouse), et c'est à peu près tout. Heureusement Pétronille bosse, elle. (D'ailleurs, la dernière fois que je suis passée chez elle, y avait le bouquin à sa bonne et due place : dans les chiottes.) Un coup de temps en temps je me pointe et on enregistre des trucs.

Principalement ma perplexité. Et ma consternation. Alternativement. Ou simultanément, d'ailleurs.

C'est mal écrit. On aurait pu y survivre. C'est vraiment très mal écrit. On se demande sans cesse si c'est la traductrice (mais à sa place, j'aurais moi aussi jeté l'éponge, de préférence dans une bouteille de cognac) ou l'original. Il paraît que comme ça avait tellement de succès brut de décoffrage sur le Ternet Mondial, ça n'a pas été édité. Je pense plutôt qu'il n'y a pas d'éditeur assez bien payé sur cette planète pour se coltiner la tâche.

C'est révoltant. Non pas les scènes de cul, parce que le cul, pour l'instant, moi j'ai encore rien vu (instant anecdote : tout à l'heure, dans la rue, un chevelu crie dans son téléphone « Les scènes de cul, les scènes de cul, tout le monde me parle que des scènes de cul, mais j'y suis pas arrivé, moi, aux scènes de cul ! J'ai lâché l'affaire avant ! » You and me both, baby.). Mais le fait que je sois censée, moi, lectrice, m'identifier à une narratrice aussi peu inspirante qu'Anastasia Steele, une femme qui a tellement peu d'estime de soi et se fait tellement marcher sur les pieds (dans le meilleur des cas) qu'on dirait une caricature. Et le fait que je sois censée, moi, lectrice, tomber raide dingue de Cricri Grey qui, de ce que j'en ai vu jusqu'à présent, est un connard veule et fini. Je te donnerais bien des détails pour appuyer mes dires, mais je ne voudrais pas te spoiler les chroniques. Mais laisse-moi te dire, j'ai été dans une relation abusive, il y a longtemps, et je trouve pas ça cute du tout, cette dynamique.

C'est chiant. Parce que côté intrigue, pour l'instant, c'est pas exactement Rocambole, en termes de rebondissements.

C'est donc dur, c'est très dur, et le premier qui pense that's what she said se trompe lourdement, hélas. Mais putain, qu'est-ce qu'on rigole (un peu jaune parfois) ! Et nous poursuivons donc, dans la bonne humeur, copieusement arrosées de thé et/ou l'alcool, notre pénible ouvrage : lire 50 Nuances de Grey pour que tu n'aies pas à le faire. Rendez-vous donc tous les mardis sur Je m'ennuie bien entre 19h et 20h, sur les Vendredi-kiki du Beulogue qui sont parfois le mercredi parce que c'est l'ANARQUIE, cet empire, et sur Twitter où on se souvient parfois d'achetaguer #RrrRrouuuu (ou une variante, parce qu'on est hyper douées en marketing) voire #50nuances.

Par contre, ne comptez pas sur nous pour aller voir le film.

dimanche, décembre 14 2014

Le gâteau au fromage

Le gâteau au fromage, plus qu'une recette, est une aventure. Je t'assure.

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samedi, janvier 4 2014

Attention peinture fraîche

Un ravalement de façade pour aller avec la nouvelle année et le début de mes aventures parisiennes. J'ai choisi des couleurs plus douces... il se peut que Miró me manque.

Lecteur, lecteuse, passe une belle, douce, lumineuse et dansante année. Cheers!

dimanche, octobre 13 2013

Talent de société

Hier soir, dîner à la maison. Parce que ça faisait des mois que je promettais aux uns et aux autres d'en organiser un, parce que j'ai lancé mes invitations trop tôt pour que les gens aient déjà d'autres plans, et parce qu'il serait dommage de ne pas profiter de tous ces mètres carrés avant de déménager dans un mouchoir de poche parisien[1], nous étions quatorze.

Et je regrette amèrement d'avoir laissé rentrer les gens chez eux sans leur fourguer manu militari un bol de hoummous chacun[2], et en leur disant de ne pas s'inquiéter, on a mangé dans de la vaisselle jetable[3] on va juste mettre les plats à tremper et c'est gentil de proposer de descendre les bouteilles mais tu sais c'est pas sympa pour les voisins de jeter du verre à 2h du mat'. Vu que là à vue de nez j'en ai encore pour deux bonnes heures pour remettre la baraque d'aplomb (dès que j'aurai éloigné mes fesses de l'Internet) et que je ne sais pas trop quoi faire de deux saladiers de hoummous.

Mais là n'est pas mon propos, c'était une excellente soirée qui valait largement la peine de se prendre un peu le chou pour des questions de logistique. D'autant plus, et c'est là que je voulais en venir, qu'un de mes invités et moi-même nous sommes découvert un nouveau talent de société.

Attention lecteur, accroche-toi à tes bretelles, ça pulse tellement, tu risques d'en tomber de ta chaise. Oublie ses talents d'acteur et mes talents d'altiste, oublie que nous ne loupons aucune occasion de combiner ses danses irlandaises avec mon charleston (ça n'amuse que nous), oublie toutes les possibilités mondaines qui te sont venues à l'esprit (faire bouger ses oreilles, faire des bruitages à la bouche et super bien le chat, extraire des racines cubiques, connaître les capitales des états américains, j'en passe et des meilleures).

Non.

Figure-toi que... nous avons des conversations synchronisées. Syn-chro-ni-sées, oui Madame, oui Monsieur, parfaitement, comme je vous le dis. Quand nous discutons tous les deux, je prends la parole dès qu'il se tait, et réciproquement. Ce qui est, contrairement à ce que j'aurais pensé au premier abord (et au deuxième, et d'ailleurs encore ce matin après un café et plus ample réflexion), une manière suffisamment inhabituelle d'avoir une conversation pour que les gens s'arrêtent de parler pour nous écouter et suivre nos échanges comme le Belmondo des Guignols un match de tennis.

Il parait que c'est d'autant plus captivant que nous parlons très vite avec des accents fort différents.

Notre perplexité initiale et l'embarras d'être le centre de l'attention pour une conversation tout à fait banale dont j'ai d'ailleurs déjà oublié le sujet surmontés, nous envisageons d'abandonner nos ambitions scientifiques respectives pour ce qui s'annonce être une carrière brillante, sonnante et trébuchante dans le show-biz.

Et sinon je me demandais, y a des hallucinogènes, dans les pois chiches ?

Notes

[1] Évidemment du point de vue parisien mon nouvel appartement a une taille tout à fait raisonnable.

[2] Conseil malin : 250g de pois chiches secs ne sont pas équivalents à 250g de pois chiches en conserve. Et il est plus efficace de s'en rendre compte avant de les mettre à tremper que le lendemain matin.

[3] Oui, je tue les ours polaires. A mains nues.

mercredi, septembre 11 2013

Bientôt

appartement parisien Emménagement prévu courant novembre.

Paris était superbe, baignée d'une magnifique lumière de fin d'été et recommençant lentement à s'animer après les congés. Je l'ai arpentée en long, en large et en travers, à la recherche du petit deux-pièces de mes rêves (désormais plus que comblés) et des meubles pour l'aménager, ou tout simplement pour profiter du beau temps et flâner un peu.

Un quartier calme mais vivant, pas touristique pour deux sous, à une demi-heure de trajet de mon futur travaillement (en passant devant une demi-douzaine de boulangeries et une fromagerie pour arriver au métro) ; un quatrième étage sans ascenseur, certes, mais entre deux cours, fenêtres à l'ouest, beau parquet un peu abîmé par endroits mais dont je suis un petit peu amoureuse. « Pas de tapis dans la pièce principale », ai-je déclaré à un ami qui a aussitôt acquiescé : ce serait criminel.

Et je n'ai même pas rigolé en m'engageant à entretenir l'appartement « en bon père de famille »[1].

J'ai aussi réussi à aller voir l'exposition de la Pinacothèque sur Tamara de Lempicka. Elle devait être insupportable mais je crois que je l'aurais bien aimée quand même. Ses nus féminins en particulier m'ont laissé une impression durable ; c'est tellement rare et... différent, des femmes peintes par une femme. Un réel abandon naturel dans ces courbes épurées. « C'est quoi, le contraire de mièvre ? » a demandé l'une d'entre nous.

Retour en France, retour à la famille, je me suis jointe au repas de Roch Hachana : séder un chouïa naouak, kiddouche marmonné en vitesse avant que quelqu'un ne se rende compte que le texte était plus qu'approximatif, ma grand-mère qui explique à un arrière-petit-fils que la kippa, c'est parce que papi perd ses cheveux, et tout un tas de choses délicieuses à manger, my kind of judaïsme donc.

J'ai aussi eu la joie d'aller voir un médecin pour un certificat médical. Erreur, ce n'était pas celui que je connaissais mais un de ses confrères du même cabinet. « Et qu'est-ce qu'une petite dame comme vous vient faire dans cette grande institution ? » m'a-t-il demandé entre deux coups de téléphone. De l'enseignement et de la recherche. Connard. Mais viens faire pipi sur ma joie de revenir à Paris, mec, vas-y, te gêne pas. J'aurais dû prendre le numéro de la dame qui m'a interpellée quelques jours plus tard d'un « Monsieur ! Vous êtes entrée dans les toilettes des femmes ! »[2] pour lui, ils auraient eu de belles conversations.

Dernière ligne droite en Germanie, donc. Les choses à faire avant de partir s'accumulent, qu'il s'agisse de travail (où l'on essaie, à raison je suppose, de bénéficier un maximum de mes compétences avant mon départ), de joyeusetés administratives (il serait ballot d'oublier de démissionner) ou de sorties (tu n'imagines pas le nombre de verres que j'ai déjà bus « avant que tu ne partes »)[3]. Les projets de voyages aussi : de la Germanie vers Paris pour ceux qui restent, bien sûr ; de moi vers la Germanie, certainement, pour voir la pièce d'untel ou la soutenance de thèse d'une autre ; et puis des deux vers Amsterdam ou l'Italie, croisez les doigts.

Notes

[1] Ma maman, très déçue, m'informe avoir à l'époque signé « en bon père de famille bourgeoise », je déplore amèrement cette baisse des standards.

[2] J'ai le capillaire court et la silhouette que Harpo Marx mime pour parler de femmes : c'est vrai que j'ai une présentation particulièrement ambiguë.

[3] On essaie même de me faire croire que j'avais accepté de regarder un film de Bollywood qui dure cinq heures (« mais si tu sais, celui qui raconte un triangle amoureux »), alors que bon, même pour un billet de blog et l'excellent curry de l'hôte, permets-moi d'en douter.

mercredi, mars 13 2013

Multilinguisme

Fin du cours de tango. Je prends congé de mon partenaire, avec lequel j'ai papoté en allemand pendant la dernière heure et demie. A l'entrée des vestiaires, je croise une connaissance parisienne, échange quelques mots avec elle en français. Je m'assois, récupère mon sac, ôte mes chaussures d'une main pendant que je récupère mon téléphone de l'autre. Un appel en absence ; je rappelle, et indique en anglais à l'ami avec qui j'ai prévu de dîner comment trouver le restaurant de tapas où je lui ai donné rendez-vous.

Quelques minutes plus tard, nous voici attablés. Tout juste rentré de Lisbonne, mon ami, glossographe et linguiste amateur, me parle avec animation de sa découverte du portugais. La serveuse s'approche et nous commandons nos boissons, en espagnol, couleur locale oblige. Le couple en train de s'installer à la table d'à côté interrompt sa conversation. L'homme se tourne vers moi, me sourit ; ils sortent du même cours que moi. "''Wie viele Sprachen sprichst du, eigentlich?", me demande-t-il, l'air perplexe.

Obsolètes à prise rapide, sur une idée de Franck, collectés ici par le même. Le 13 mars : glossographe.

samedi, février 23 2013

Ils n'auront pas ma peau

En même pas deux mois, trois courses contre la montre pour envoyer une version pas trop moche[1] d'un article à une conférence avant l'heure fatidique de la clôture des envois.

Je pensais qu'à force je me bronzerais, mais rien à faire : je supporte très mal d'enchaîner ne seraient-ce que deux journées de plus de douze heures pour ensuite me lever à six heures tapante pour les derniers ajustements. Et je ne suis pas entièrement sûre de vouloir m'y habituer.

Obsolètes à prise rapide, sur une idée de Franck, collectés ici par le même. Le 23 février : se bronzer.

Notes

[1] Avec des résultats expérimentaux qui tiennent un peu la route, écrit de manière logique, fluide, syntaxiquement correcte et dont le style ne me fasse pas grimper aux rideaux.

samedi, février 16 2013

Lendemains de fête

Il n'est pas surprenant que mon corps se rebelle après une longue semaine de travail intense, conclue en point d'orgue par l'envoi peu après minuit de la dernière version de notre article, dur labeur à quatre têtes à travers huit fuseaux horaires. Le réveil, après six pauvres heures d'un sommeil chaotique entrecoupé de moments de demi-sommeil dans lesquels mon cerveau tentait de déconstruire l'argument de la Section 4.2 ou de trouver une nouvelle application qui démontrerait toute la brillance de notre méthode, fut difficile. Après tout ce temps passé à m'accrocher à l'espoir de la journée grandiose que serait celle d'après la fatidique date limite, me trouver ce matin avec toute l'énergie d'une serpillière humide et un régiment de percussionnistes roulant des tambours contre mon crâne dans un appartement crasseux a manqué de me précipiter dans les sables mouvants de l’apitoiement sur ma misérable existence. Heureusement, un CD de boogie dédicacé par les copains qui l'ont enregistré, deux tasses du fabuleux thé russe offert par une amie et quelques échanges de badineries sur la Grande Toile Mondiale ont suffit à me ramener sur le rivage de ces syrtes-là.

Obsolètes à prise rapide, sur une idée de Franck, collectés ici par le même. Le 16 février : syrtes.

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Je lis

Surtout des polars. À l'occasion, des romans de fantasy loufoque, du théâtre, de la littérature chinoise traduite en italien (j'ai des amis formidables), des vrais livres bien écrits.

J'écoute

of Montreal, Caravan Palace, the Ditty Bops, Dango Reinhardt, the National, Minor Majority, Léo Ferré, Beethoven, Sonny Rollins, Laura Marling, Erlend Øye, Hjaltalin, Sufjan Stevens, Yuri Bashmet. Entre (nombreux) autres.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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