American Rhapsody
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mercredi, avril 6 2016

La magie

Il parait que l'enfance, c'est magique.

Au point donc que des parents se plient en quarante-cinq pour s'assurer que l'enfance de leurs rejetons la soit vraiment. Magique, je veux dire.

Puisqu'elle a un peu de mal à y arriver toute seule.

Bien que ce soit magique par essence, l'enfance.

Bref, je crois que tu vois où je veux en venir.

Du coup je me suis un peu énervée.

Ma vie d'adulte n'est pas plus exempte de magie que mon enfance. Au contraire...

La magie, c'est de sentir les larmes rouler sur mes joues en écoutant de la musique. C'est de regarder le soleil tenter de se coucher au large de l'Islande, derrière trois gamins avec leurs instruments. C'est de conduire dans une lumière crépusculaire pendant des heures et ne croiser que des moutons. C'est de lire le mot « piadina » sur la devanture d'un petit restaurant engoncé dans une ruelle et d'être immédiatement transportée vers une chaude matinée de juin et des éclats de rire. D'entendre un accent russe se déverser dans le téléphone et d'aussitôt sentir un mélange de cuir et de cigarette. C'est les frissons provoqués par un simple baiser dans le cou. C'est les vagues qui me submergent sous une caresse, un regard. C'est de voyager vers d'autres contrées, d'autres univers, d'autres vies en ouvrant un livre, en se plongeant dans quelques paragraphes. C'est le sourire d'un enfant, ses bras tendus pour un câlin. C'est une vieille chienne borgne qui vient poser sa tête sur mes pieds au moment où j'en ai le plus besoin. C'est les rencontres fortuites, les amitiés nouées instantanément. C'est de s'endormir en écoutant le bruit des vagues sur la plage. C'est le réconfort de certaines tasses de thé. C'est d'entendre, parfois, dans ma tête, des voix qui ne sont plus et qui me font du bien.

C'est tout ça, et bien plus encore.

Et ça ne s'achète pas en magasin.

jeudi, mars 10 2016

(Czech) Rhapsody

Trop peu de temps, entre deux orchestres, une étudiante enthousiaste, de la science, des projets à foison... Mais, néanmoins, l'occasion de me réjouir d'avoir trouvé un gynécologue qui semble assez convaincu que mon corps, mon choix, tant qu'il me donne les informations pour choisir.

Fiat lux

jeudi, février 11 2016

Les pingouins

Une semaine de vacances, en dépit d'une trachéite et des tempêtes de pluie ou de neige.

Des promenades le long du lac, un petit chien qui gambade joyeusement dans la neige, une raclette, des litres de tisanes diverses et variées, un bon livre, mon crochet, une maison bien chauffée, du chocolat chaud qui fume doucement sur la gazinière, les pelletées de neige qui s'écrasent sur le bord de la route, un maillot de bain de sport deux pièces à ma taille, les fous rires en famille.

vosges, fév. 2016

Fiat lux

vendredi, février 5 2016

Two soft voices blended in perfection

À travers la brume d'un rhume et d'un mois de février décidément bien févriesque :

Par un dimanche pluvieux, par un mercredi humide, une tablée de gens bien, du chaud à boire, du à manger, des rires qui fusent.

La dernière galette de l'année, suivie quelques jours plus tard d'une autre, finalement, qui m'a enfin vue courronée reine.

Des sourires de bébé.

Une soirée au chaud, entre collègues qui s'aiment bien, à parler féminisme et avenir de l'Opéra de Paris et à regarder Prejlocaj (et trouver que ça manque un peu de TW alors je te préviens, c'est violent).

Une AUC de presque 0.75.

L'espoir, faible et tout relatif, de voir des gens se rassembler sous la pluie pour protester contre le projet d'inscription de l'état d'urgence et de la déchéance de nationalité dans la Constitution (n'ayant pas peur de pisser dans des violons à ce stade, j'ai même écrit à ma députée) ; de voir une certaine agitation médiatique autour des rassemblements néo-masculinistes orchestrés par un vomissible pick-up artist.

Et dès maintenant et pour 9 jours, les vacances.

Fiat lux

jeudi, janvier 28 2016

The gray in this city is too much to bear

Un tourbillon de choses à faire, de listes qui s'allongent, de corvées qui s'accumulent, de lieux où être et de petites contrariétés à gérer.

Mais, au milieu de tout ça...

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mercredi, janvier 20 2016

Write your name on the shell of a dodo egg

Une proposition (à laquelle je ne donnerai probablement pas suite, étant fort aise là où je suis) de me porter candidate pour un poste prestigieux, « puisque ton cours s'est remarquablement bien passé et que ta recherche complémente la nôtre ».

Une répétition avec un formidable chef de chœur remplaçant ; du travail de détail, du mouvement, de la respiration... et le bonheur d'écouter solennellement nos harmoniques résonner dans la chapelle.

Un goûter d'anniversaire, dont la supériorité sur la soirée d'anniversaire a été largement démontrée, puisqu'il permet d'une part de recevoir chez soi d'adorables petites filles et de l'autre de se poser à 23 heures avec une tisane dans un appartement propre et rangé.

De très bonnes crêpes et galettes.[1]

Les places réservées à la Philharmonie (Chotaskovitch et Le Sacre et plein d'autres bonnes choses).

Une jolie idée de recherche, et un demi-millier de lignes de code bien documenté pour commencer à l'explorer.

Le pouic-pouic-pouic[2], à l'autre bout du fil, d'un tout petit chien-clown qui signale en machônant son pouic-pouic[3] que ça fait bien trop longtemps que ma maman cause dans le poste et qu'il est l'heure de jouer avec le tout petit chien-clown.

Et puis, quelques petits bonheurs qui ne concernent pas que ma pomme, et que je recherche tout autant que Kozlika : Les choses qui commencent à bouger en ce qui concerne les femmes dans le milieu universitaire (évidemment, pour faire ce constat on est obligé d'en passer par une longue et bien moins heureuse liste de tout ce qui ne va pas). L'hypothèse d'une neuvième planète (non, pas Pluton) dans le système solaire, et puis le fait que celle-ci soit déjà dans Wikipedia. Riad Sattouf, ce matin sur France Culture, qui m'a bien fait plaisir en s'opposant à Caroline Éliacheff, psy pour enfants honnies, qui trouvait ça très constructif que les enfants aient des relations filles/garçons stéréotypées.

Fiat lux

Notes

[1] rue du Pot de Fer, assez incroyablement !

[2] Terme technique désignant le son émis par un tout petit chien-clown machônant un jouet sonore.

[3] Terme technique désignant un jouet sonore.

jeudi, janvier 14 2016

The girl of the hour

Des étudiants attentifs, qui posent des questions pertinentes, s'intéressent aux exercices, et me remercient en partant (je vous ai dit que ceux que j'avais eu tout l'automne m'ont offert une luxueuse boîte de chocolats pour me remercier de la qualité de mon cours ?).

Une invitation à passer quelques jours au bord de la mer en Italie à causer boutique avec une brassée d'experts triés sur le volet.

Le travail minutieux des nuances, à la chorale, et le plaisir d'enfin sortir un piano pas trop dégueulasse.

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mardi, janvier 5 2016

Quand c'est fini N-I-N-I ça recommen-en-ce

Titre[1] déjà utilisé, il y a... diantre, six ans.

Lassés de se contenter de consommer et partager du contenu, lassés aussi de la grisaille ambiante, voilà que les copains se remettent à écrire de vrais billets avec des mots dedans !

J'en retrouve les habitudes un peu délaissées, d'une époque où je lisais beaucoup plus de gens qui, pour la plupart, écrivaient beaucoup plus souvent : consulter mon agrégateur chaque jour, sourire aux longues phrases que je découvre, écrire des commentaires.

Et partager, moi aussi quelques uns des petits bonheurs offerts par la nouvelle année.

Les éclats de rire, au tout tout tout début, quand il était temps de célébrer les premières minutes de l'année et que le champagne était sur le perron et qu'on était en pleine partie de Mascarade.

Les mots-croisés à deux avec de grandes tasses de thé.

Le panettone qui est encore bien frais.

Les toiles de Chagall, et ses décors, et ses costumes, et la musique de Daphnis et Chloé.

La bonne humeur des messieurs-dames de l'EFS, alors même que sur trois on n'est qu'un à donner ce jour-là.

Un ballon qui flotte sur le lac.

Les amis, les jeux de mots, les fous rires.

Telemann qui prend doucement vie sous mes doigts et ceux du bassoniste.

Haydn et Beethoven sous la baguette d'un chef en pleine forme, qui leur donne corps en nous parlant de nuance d'intensité et de nuance de caractère et d'infinie tendresse. Et de bières, aussi.

Demain, je finirai ma trente-et-unième année en faisant le même cours (enfin, le même : je l'ai amélioré depuis, quand même) que celui par laquelle je l'ai commencé. En espérant qu'aucune nouvelle de fusillade ne vienne perturber la science.

Que 2016 te soit douce, les gens, pleine de sourires et de fous rires et d'étoiles dans tes yeux.

Note

[1] Fiat lux

mardi, septembre 29 2015

Opération PDP #5-6

C'est la rentrée, et avec elle son cortège de rhinites, requêtes d'élèves, cours à peaufiner et autres réunions administratives ; heureusement, c'est aussi la rentrée musicale.

J'ai repris ma place à l'orchestre (enfin, techniquement, une autre place, pour laisser à d'autres le plaisir de partager le pupitre de la chef des altistes) ; j'ai aussi repris une activité que je n'avais pas pratiqué depuis belle lurette, celle de choriste (alto jusqu'au bout des ongles et des cordes vocales) ; et j'ai recommencé à aller à la Philharmonie.

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jeudi, mai 14 2015

Opération PDP #4

Envisageant de faire imprimer des t-shirts « Science sans musique n'est que ruine de l'âme » (mon Science+Music=Sexy commence à mal vieillir), je suis re-re-retournée à la Philharmonie.

Malgré les prévisions d'orage, il ne pleuvait pas. J'aurais dû me méfier.

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Je lis

Surtout des polars. À l'occasion, des romans de fantasy loufoque, du théâtre, de la littérature chinoise traduite en italien (j'ai des amis formidables), des vrais livres bien écrits.

J'écoute

of Montreal, Caravan Palace, the Ditty Bops, Dango Reinhardt, the National, Minor Majority, Léo Ferré, Beethoven, Sonny Rollins, Laura Marling, Erlend Øye, Hjaltalin, Sufjan Stevens, Yuri Bashmet. Entre (nombreux) autres.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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