Mon titre pourrait laisser entendre que je vais parler de l'angoisse générée par l'écriture de ma thèse ou, dans une vision à plus court terme, de devoir trouver une idée de projet de recherche de postdoc dans un domaine qui n'est pas exactement celui de ma thèse, idée de projet suffisamment brillante pour plaire et à mon probablement-futur-chef et aux gens qui liront nos demandes de financement, le tout en quelques jours (je n'ai toujours rien trouvé, même de terne, et j'ai promis d'envoyer une ébauche demain... oyoye).
Même pas.
Je vais vous parler de la peur que tout les informaticiens que je connais ont, enfouie plus ou moins profondément, sans jamais pouvoir vraiment s'en défaire : celle de perdre leurs données, leurs bases de code, leurs serveurs. Une peur qui nous fait tous imperceptiblement blêmir quand quelqu'un raconte comment son disque dur est mort dans la nuit et les photos de l'anniversaire du petit dernier ont disparu corps et bien, de même que quelques années de correspondance électronique jamais sauvegardée et un certain nombre de choses dont l'absence ne se fera durement sentir que bien plus tard.

