American Rhapsody
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jeudi, juin 26 2014

What's the point of even sleeping?

S'il y a une chose dont je suis certaine, c'est que pour se détendre efficacement en mode pétoncle relâché de la valve, façon quoi mes responsabilités quelles responsabilités est-ce que j'ai une gueule de responsabilités, il faut un maximum des éléments suivants : du soleil qui brille haut dans le ciel ; un bord de l'eau ; de la musique en extérieur ; danser ; des gens bien de ceux qui ne me mettent aucune pression et que je m'en contrefiche qu'ils me voient en pyjama informe le cheveu en bataille et des croutes de sommeil au coin des yeux.

Quand j'ai organisé mes vacances de juin-parce-que-cet-été-je-n'en-prends-pas, j'ai donc prévu ample quantité de bords de l'eau et de gens qui font du bien. D'une part, la Germanie, ses petites rivières sur lesquelles on peut se balader en barque, ses musiciens des rues, ses biologistes fous, ses férus de théâtre en plein essor, ses gens qui prennent les rames pendant que toi tu te laisses glisser sur l'eau, qui te refont un café, qui te nourrissent de cerises et de piadinas. D'autre part, la Perfide Albion, ses amis qui habitent entre tout près du canal et pas bien loin de la Cam, ses gens chez lesquels tu te sens toujours exactement comme chez toi, ses collègues avec qui prendre un verre en terrasse au bord de l'eau juste après le pont. J'ai eu de la veine, la météo a rajouté d'amples quantités de soleil (au point que j'ai de nouveau pris un coup de soleil à Londres).

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mercredi, mai 21 2014

Tout plaquer

Les journées qui s'éternisent, de tâche administrative en correction de la énième version du manuscrit qui n'en finit pas de n'être jamais fini, de conversations avec un canonisateur de papes en préparations de présentations inutiles, de code qui ne fait rien qu'à planter en heures passées à réarranger des petites cases dont on m'avait promis que je n'aurais pas à m'occuper, de relectures de papiers que je n'ai pas les compétences de juger à celles de papiers pondus par des gens qui n'ont pas les compétences nécessaire à les écrire, de dix-huit heures je pars bientôt qui se transforment en dix-neuf j'ai presque fini, vingt ah flûte la boulangerie va être fermée, vingt-et-une-et-je-suis-encore-là, et ce fantasme qui grandit, grandit, grandit, celui de tout plaquer.

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jeudi, décembre 19 2013

Vignettes conférencières (2)

Vous les attendiez impatiemment : la suite de mes aventures conférencières, et des nouvelles du Surfeur Nase.

Car le Surfeur Nase était là. Par chance nous avons continué de nous ignorer l'un l'autre avec superbe, comme d'habitude. Sauf la fois où je parlais avec un prof de notre alma mater, qui me donnait des nouvelles du centre de recherche et du programme dans lequel j'étais. Il m'expliquait que tout allait au mieux, en dépit du départ d'un grand ponte, désormais en poste dans son bas pays natal, et dont l'absence se fait cruellement ressentir.

« Ben moi, je reviens ! Et j'aimerais bien qu'il revienne aussi ! » nous annonce le Surfeur Nase, qui vient de nous rejoindre, hélas. Devant ma surprise mon interlocuteur m'explique que ce crétin aux cheveux gras a trouvé un nouveau postdoc, partagé entre notre ancienne université et un autre endroit. Pendant que je ramasse ma mâchoire, il suggère au Surfeur Nase de s'employer à essayer de faire revenir le grand ponte.

« Mais j'ai déjà essayé ! Je lui ai bien dit comme c'est tout pourri, l'Europe. Ça n'a pas l'air de marcher. »

Tu m'étonnes.

« Mais j'ai une autre idée ! Je vais débarquer dans son nouveau bureau en disant que moi aussi, j'ai un poste dans son université, avec un bureau juste à côté du sien ! Il va revenir en Californie en courant ! ».

Ce garçon est moins borné que je ne le pensais.

Sur ce je me suis trouvée fin prête à braver la tempête de neige pour aller descendre de la Blue Moon au Castor Joyeux[1].

Note

[1] Oui, il y a un jeu de mots sur « castor » en anglais.

samedi, août 3 2013

La Suisse : Conclusions hâtives et éhontées

Le problème, quand tu t'apprêtes à rentrer bientôt en France (pour un poste plus prestigieux et un salaire identique... avant impôts à celui que tu reçois en Germanie... après impôts — certes beaucoup plus d'impôts, car oui, si tu fais partie des gens qui pensent que la France a les impôts les plus élevés du monde, laisse-moi te dire que les Allemands on très envie de te tapoter sur la tête et de te dire « oh, that's cute », et les Américains qui gagnent pas des masses de sous aussi, d'ailleurs), c'est que tu dois consacrer tes jours de congés à petitun, trouver un appartement et, petitdeux, en espérant que le petitun ait abouti avec succès, à déménager. Ainsi donc : point de vacances pour ta pomme cet été.

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dimanche, mars 31 2013

Repos anglais

Des conversations scientifiques, beaucoup, dans tous les sens. Deux excellentes nouvelles. Des litres d'Earl Grey. Une échéance de plus en moins. Quelques jours de vacances, enfin ! Une paire de Wellies à rayures. Une soirée de rock entre amateurs. Des tourbillons sur une piste de danse. Le jardin fantasmagorique d'un collège la nuit. Des canards magnifiques. Des promenades dans la ville, nourrie d'anecdotes par mes multiples guides. Un petit déjeuner anglais. Des amis avec lesquels passer des matins à paresser en pyjama. Mon premier épisode de Dr. Who. De chouettes rencontres. Et encore six jours pour essayer de réapprendre l'accent British.

Malgré les giboulées de neige, me voici tout à fait engantée par Cambridge.

Obsolètes à prise rapide, sur une idée de Franck, collectés ici par le même. Le 31 mars : enganter.

vendredi, mars 15 2013

Considérations d'empaquetage

Je ne me souviens pas avoir jamais eu autant de mal à décider que mettre dans ma valise (à part peut-être enfant, à l'époque où c'était une affaire de première ordre, qui commençait des jours à l'avance, et était la source d'une excitation certaine et grandissante). Les bulletins météorologiques discords me plongent dans une perplexité dont je n'arrive à m'extraire : la rambarde de mon balcon s'orne ce matin de cinq bons centimètres de neige ; il semblerait qu'à Paris le temps se soit cependant radouci ; et puis je serai absente trois semaines, le printemps aura le temps de venir ; oui mais bientôt je serai en Angleterre, et en Angleterre il ne fait pas beau, c'est bien connu ; sauf que j'étais à Londres l'an dernier à la même période et j'y ai attrapé un coup de soleil[1] ; par ailleurs il me faut quelques fripes un peu professionnelles...

Bon.

S'il le faut, j'achèterai un gros pull, une robe bain de soleil ou des caoutchoucs Wellington pour m'adapter aux circonstances.

Il ne me reste plus qu'à trouver le courage de ne pas porter mes plus grosses bottes et mon manteau le plus chaud pour me rendre au bureau. Quoi qu'au vu du poids de ma valise, contenant le résultat mitigé mais abondant de mes tergiversations, je n'aurai pas froid en la transportant.

Obsolètes à prise rapide, sur une idée de Franck, collectés ici par le même. Le 15 mars : discord.

Notes

[1] Il m'en faut certes fort peu.

lundi, octobre 15 2012

Carte postale grecque — 08 : Aujourd'hui demi-vérité

Ça devient fatigant, à force, ces recommandations d'endroits à voir « à l'heure magique » des derniers rayons du soleil, et de tourner sur des routes qui méritent plutôt le nom de pistes, tout ça pour voir dans une lumière flatteuse des ruines historiques dont le simple nom évoque des heures et des heures de lecture, plongée dans des recueils de mythologie ou des pièces de théâtre.

Ou pas.

loumiere sur la tombe d'Hélène et Ménélas

mercredi, septembre 26 2012

Carte postale grecque — 07 : Aujourd'hui essayé de

Dresser une liste des endroits que la Grèce me rappelle : la Provence, la citadelle de Sisteron, la géologie torturée des Basses-Alpes, Tanger, Casablanca, l'Andalousie, la Sicile, Istanbul, Tel-Aviv, et les missions de Californie.

La Méditerranée, disons.

Ou la maison.

askos Ni étrusque, ni berbère.

samedi, septembre 15 2012

Carte postale grècque — 06 : Aujourd'hui trou

De mémoire.

J'ai la mémoire qui flanche
J'me souviens plus très bien
De quelle couleur étaient ses yeux
J'crois pas qu'ils étaient bleus.

Yeux de chat

jeudi, septembre 13 2012

Carte postale grècque — 05 : Aujourd'hui chaussures

Debout dans ma paire de sandales, une paire de sandales dont je garderai longtemps la marque, mes pieds étant la seule partie de mon corps où la peau non seulement ne fasse pas la grève du soleil en se transformant en espèce de chose digne d'illustrer les plus belles revues de dermatologie mais en plus réagisse de la façon escomptée, c'est-à-dire en bronzant, debout dans mes sandales, disais-je, je prends parfois des photos un petit peu... kitsch.

Coucher de soleil, Poros

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Je lis

Surtout des polars. À l'occasion, des romans de fantasy loufoque, du théâtre, de la littérature chinoise traduite en italien (j'ai des amis formidables), des vrais livres bien écrits.

J'écoute

of Montreal, Caravan Palace, the Ditty Bops, Dango Reinhardt, the National, Minor Majority, Léo Ferré, Beethoven, Sonny Rollins, Laura Marling, Erlend Øye, Hjaltalin, Sufjan Stevens, Yuri Bashmet. Entre (nombreux) autres.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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