American Rhapsody
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I'm a Stranger Here Myself

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mercredi, novembre 4 2009

Point de vue totalement subjectif sur le système de santé américain

Je pourrais probablement écrire des tartines sur l'absurdité d'un système dans lequel il est obligatoire d'avoir une assurance pour sa voiture mais possible de ne pas en avoir la moindre pour sa propre santé. Sur les gens qui n'ont aucun sens du bénéfice qu'ils retirent du service public. Sur les gens qui râlent que oui mais eux, ils sont en bonne santé, c'est dégueulasse qu'ils payent pour les malades (et les femmes enceintes) ; allez savoir ce qu'ils comptent faire le jour où un accident ou diagnostic peu encourageant leur tombe sur le coin de la margoulette.

Au lieu de quoi, je vais me contenter de raconter une toute petite partie de mon expérience.

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lundi, novembre 2 2009

Mariage de Toussaint — Épilogue

La cérémonie s'est très bien passée, et je n'ai été vaguement mal à l'aise que lorsque le père a conduit sa fille à l'autel — il y a manifestement des fois où le guide de la parfaite petite féministe semble me coller à la peau, et où je vois « symbole de la société patriarcale » clignoter en signes lumineux géants là où d'autres ne voient que le respect d'une tradition.

L'endroit était très joli, lovely, lovely, tout autant en fin d'après midi qu'une fois la nuit tombée, avec ses lampions en papier de riz et ses petits lampadaires blancs. Tout le monde avait belle allure, la nourriture était délicieuse et les cocktails aussi, les discours émouvants, et la musique presque pas trop guimauve.

En bref, ça se serait vraiment très bien passé si je n'avais pas eu l'idée déplorable d'aller seule à un mariage où je ne connaissais que des couples. Rester seule dans un coin à regarder mes jolies chaussures pendant slows au clair de lune, après avoir passé la soirée à évoquer des amours éternelles, des joies partagées et des épreuves à traverser avec le soutien l'un de l'autre, c'était un peu trop pour mon petit cœur d'artichaut.

Mais au moins j'avais un beau chapeau.

Joli chapeau

dimanche, novembre 1 2009

Mariage de Toussaint

Aux États-Unis, il n'y a guère que les Mexicains pour fêter la Toussaint. Les autres préfèrent concentrer leur énergie sur Halloween, l'occasion de s'empiffrer de sucreries industrielles, se déguiser (de préférence de façon putassière pour les filles), et se bourrer la gueule en toute simplicité. Mon interprétation personnelle de la fameuse French maid (quand y a plus de bonnes, y a plus de bourgeois) a néanmoins eu un franc succès.

La Toussaint étant donc un dimanche comme les autres sans réelle connotation de tristesse, décès, deuils, et autres recueillement, il est donc tout à fait possible de s'y marier. Je suis donc invitée à un mariage.

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vendredi, octobre 9 2009

Superman reçoit le Nobel de la Paix

Oui, je sais, tout le monde est au courant. N'empêche que ce matin j'ai d'abord cru à un canular. Obama, prix Nobel de la Paix ? Et pourquoi pas Al Gore, tant qu'à faire ? (Ah, ben non, d'jà fait.)

J'ai donc essayé de comprendre d'où la chose venait. Qu'a donc fait notre sémillant messie pour se voir ainsi distingué (et couvert de couronnes qui, précisons-le, seront intégralement reversées à des organismes caritatifs) ? Récompensé pour « avoir créé un nouveau climat international » ? Ça n'était pas vraiment herculéen, il suffisait de ne pas être George Bush. Ce qui est tout à fait méritoire, mais de là à recevoir une distinction ?

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dimanche, août 23 2009

A la recherche de la chanson perdue

ArchePerdue

Ah non pardon, mauvaise illustration.

Un de mes amis américains fait une fixette sur une chanson. La chanson d'un générique de clôture d'un spectacle d'humoriste. Ladite chanson étant en français, ou plutôt, devrais-je dire, semblant être en français, il m'a demandé d'en trouver le titre.

Fastoche, me suis-je dit, finger in ze nose, envoie la chanson, si je ne connais pas une petite recherche sur les paroles et le tour est joué.

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dimanche, juillet 26 2009

Le double problème des visites guidées de groupe

J'ai fait vendredi une sympathique balade dans le nord d'Israël. Au programme, Césarée, où fut mise à jour une plaque portant la seule mention de Ponce Pilate en dehors de la Bible ; Saint-Jean d'Acre ; Rosh Hanikra, à la frontière libanaise ; et une vue panoramique de Haïfa. (Cliquer sur les liens pour voir les photos, largement recadrées après coup car prises au pas de course.)

Un circuit fort sympathique, mais un circuit en groupe, avec guide, hélas, deux fois hélas. Je me suis aussitôt souvenue de ma première expérience de ce genre d'affaires (l'Égypte en 2002) et de celles qui ont suivi (notamment la Turquie en 2003 puis en 2005, fois où je me suis profusément engueulée avec le guide devant l'intégralité d'un bus tout ouïe et d'une dame bien qui plaignait ma mère, laquelle était écroulée de rire, que sa fille ne sache pas mieux se tenir).

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dimanche, juillet 12 2009

Chabbat par le menu

Lecteur, lecteuse, je te rassure tout de suite, j'ai survécu. J'ai même passé un très agréable moment puisqu'accueillie par des gens très sympathiques qui n'en n'ont pas fait toute une cérémonie mystique.

Vendredi soir vers 19h10 la mère de famille (et ma Chef) a vérifié une dernière fois ses emails. Puis elle a allumé les bougies de chabbat. Puis on s'est tous assis dans le salon, les trois enfants compris, pendant que chacun finissait de se préparer. En principe on se fait beau pour chabbat, on porte des vêtements différents de l'ordinaire ; la mère et le jeune fils étaient trop fatigués pour s'y intéresser, le père et les deux filles ont fait un effort de présentation. J'avais prévu de quoi me changer pour ne pas faire tache mais finalement je suis restée en pantacourt et t-shirt monstre ours, très classe.

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vendredi, juillet 10 2009

Chabbat Chalom (et autres ahurissements)

Je l'ai déjà annoncé, je ne recule devant rien de touristico-culturel, et quand Chef m'a invitée chez elle à Jérusalem pour le week-end, j'ai immédiatement choisi de m'y rendre le vendredi soir plutôt que le jeudi soir afin de voir un chabbat de près, car je sais la dame assez portée sur la chose religieuse, contrairement d'ailleurs à la plupart de mes collègues qui font des blagues à propos d'inventer une religion où l'on n'aurait pas le droit de boire de l'eau gazeuse en mangeant de la salade, sauf si la lune est dans son troisième quartier.

J'ai, malgré tout, décidé d'essayer de me préparer. J'ai bien lu le guide et vérifié que je disposais d'un plan correct (je dispose) afin de profiter au mieux de ma journée de samedi, que nous avons prévu que je passe majoritairement toute seule à vadrouiller dans la vieille ville.

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dimanche, juillet 5 2009

En parlant de photographie

Que, je te rappelle, c'est par là-bas que ça se passe, les couleurs, les ruelles étroites et les bâtiments délabrés.

Mais il y a quand même des choses qui n'y seront pas. Tout d'abord, pour des raisons techniques, et à mon grand regret, un certain nombre de bâtiments étant bien trop collés les uns sur les autres. Il me faudrait un grand angle, c'est ballot, je n'ai qu'un pauvre point-and-shoot, cours toujours pour les joies du changement d'objectif et du sac photo qui te réveille la hernie discale. Sans oublier le filtre solaire que tu oublies toujours d'enlever quand il ne le faut pas et de mettre quand il le faut. Peu de photos des bâtiments des rues les plus étroites, donc, on le regrettera.

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dimanche, avril 26 2009

Krazy Kitty fréquente des cinéastes

Bon, d'accord. Un cinéaste. L'ami d'un ami, pour tout dire. (Il est possible que j'aie, dans ma tendre enfance, fréquenté des cinéastes fréquentant eux-même le milieu du théâtre, après tout il est arrivé à mon paternel de jouer un second rôle une fois ou deux dans un téléfilm, et il a bien fallu que quelqu'un les réalise, ces films. Je crois. C'est pas comme si je les avais vus, en fait. D'ailleurs il s'agit peut-être d'épisodes de séries télévisées ?)

Toujours est-il que les deux amis en question (le mien, et le sien) ont fait leurs études ensemble dans une fac qui propose une filière cinéma. (A soixante kilomètres de Hollywood, faut pas s'étonner). Contrairement à la plupart des élèves qui en sortent, l'ami de mon ami est devenu un cinéaste sérieux. Tellement sérieux qu'il a écrit et co-produit un film (indépendant, bien évidemment) qui, après avoir raflé un certain nombre de prix dans divers festivals, sortait au cinéma à Los Angeles vendredi dernier.

Première à laquelle je fus donc collatéralement invitée (le cinéaste débutant ayant promis deux entrées à son ami qui se trouvait être aussi le mien). Le film était bien, pas assez nuancé à mon goût, mais bien quand même, photographie sympa, acteurs doués, mais ce n'est pas de ça que je voulais parler. C'est plutôt de la soirée qui a suivi, dans un bar voisin (à propos duquel il me vient à l'esprit de fortement déconseiller la vodka-tonic avec du tonic plat), avec plein de gens de milieux divers et variés, mais une majorité d'Artistes, quand même. Il y avait aussi un prof de collège, un financier chiant comme la pluie, un gestionnaire de je ne sais même pas quoi, mon ami ingénieur, mais je ne me sentais quand même pas vraiment à ma place. La plupart des gens se désintéressaient de mon occupation une fois le mot « thèse » sorti de ma bouche, ce qui m'a évité la plupart du temps de préciser « en informatique ».

Malheureusement le cinéaste m'a demandé si, comme son ami qui se trouvait être aussi le mien, je fabriquais des têtes nucléaires (je précise que l'ami commun ne fabrique pas des têtes nucléaires, il fait de la fibre optique et de la transmission sans fil, que passion, c'était une blague), et j'ai répondu sans trop réfléchir et comme d'habitude « non, non, moi je guéris le cancer ». Ce qui n'est pas vraiment vrai, mais pas fondamentalement faux non plus. Du coup, mon ami l'ingénieur, dans son enthousiasme probablement à prouver qu'il fréquentait lui aussi des gens intéressants, a trouvé fort ingénieux de rajouter « mais avec des biologistes et des chimistes ! Elle guérit le cancer ! » chaque fois que je prononçais les mots « thèse en informatique » et que le regard de mon interlocuteur s'éteignait aussitôt.

Y compris en me présentant au type à propos duquel il m'avait dit quelques minutes auparavant qu'il avait déjà survécu dix mois à un cancer du poumon en phase terminale pour lequel on lui avait donné deux mois à vivre.

Tsais quoi, la prochaine fois, je me rabattrai sur la tuberculose. Ou alors la recherche médicamenteuse en général, c'est bien aussi.

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Je lis

Surtout des polars. À l'occasion, des romans de fantasy loufoque, du théâtre, de la littérature chinoise traduite en italien (j'ai des amis formidables), des vrais livres bien écrits.

J'écoute

of Montreal, Caravan Palace, the Ditty Bops, Dango Reinhardt, the National, Minor Majority, Léo Ferré, Beethoven, Sonny Rollins, Laura Marling, Erlend Øye, Hjaltalin, Sufjan Stevens, Yuri Bashmet. Entre (nombreux) autres.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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