American Rhapsody
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jeudi 15 mars 2012
in 'S Wonderful

Aujourd'hui petite satisfaction personnelle

Trouver un bug.

Écrire un bout de code qui marche.

Déjeuner au soleil, avec l'équipe presque au complet, pour une fois détendue en ce début des trois mois d'absence de Chef.

Se faire féliciter par une amie pas encore au courant d'avoir été sélectionnée pour aller au bord d'un lac fricoter avec la crème du dessus du panier de l'élite.

Relire l'email qui m'invite à faire un exposé à New York et ceux des gens qui s'y réjouissent de ma venue à Boston, en Californie, à Chicago et dans le Maryland.

Sourire.

366 réels à prise rapide. Aujourd'hui en cent mots encore.

mardi 13 mars 2012
in Salt Peanuts

Aujourd'hui il a dit

... qu'il était jaloux de mes chaussures roses, mais que c'était chouette d'être frère et sœur de pull (orange).

... qu'il fallait que j'arrête, là, maintenant, tout de suite, avant de briser son cœur.

... qu'il trouve ça adorable, que je reconnaisse les Beatles en aussi peu d'accords. (« ... I love you more... », j'ai répondu.)

... que c'était pas par hasard que c'était la troisième fois en quatre jours que l'on tombait l'un sur l'autre à un endroit inattendu.

Heureusement que c'étaient quatre « il » différents. Ou peut-être pas vraiment, au fond.

366 réels à prise rapide. Aujourd'hui en cent mots (à condition que « peut-être » n'en fasse qu'un, ce qui est discutable) hors contexte.

dimanche 11 mars 2012
in All Of Me

Aujourd'hui blanc

Et puis noir, et puis fauve.

Comme les trois couleurs de la robe de mon chien. Le plus joli beagle du monde, achetée sur les quais de Seine à Paris quand j'avais dix ans. C'était mon chien, mais surtout celui de ma maman, avec qui elle est bien évidemment restée quand je suis partie de la maison.

C'était un clown, qui m'a fait comprendre d'où Charles Schutz tirait son inspiration. (Snoopy n'a rien d'un personnage imaginaire, croyez-moi.)

C'était une adorable bestiole qui n'aimait rien plus que les attentions de ses humains, sauf manger.

Laïla, juillet 2011 Grosses papattes, languette rose, et une curiosité de chat.

C'était une saleté de chien gâté, portée au bras dans les escaliers depuis l'âge de six ans à cause de son dos (quand je vous dis que c'est de famille), incontinente et sourdingue dans ses dernières années, puis borgne aussi, récemment, après une infection. Un chien mal dressé, qui aboyait parfois sur les passants (surtout, allez comprendre, ceux en marcel), qui ne sortait qu'en laisse et encore en tirant dessus, qui ne ratait pas une occasion de monter sur un lit sans autorisation.

C'était un chien de chasse qui avait peur des coups de fusil, d'être dans un 4x4 et du bruit des oiseaux qui marchent dans les fourrés.

C'était la bête qui venait renifler le téléphone quand j'appelais à la maison, celle qui daignait parfois s'intéresser à ma présence sur Skype (le son de ma voix dans les hauts-parleurs l'intriguait énormément au début), celle à qui je transmettais des caresses (et des bisous entre les deux yeux, ses préférés), à la fin de chaque conversation avec ma maman.

C'était elle que j'allais voir quand je rentrais dans le sud de la France.

C'était un petit vieux chien tout usé et d'autant plus tendroulet.

Et puis elle a refusé de manger, vomi, eu la diarrhée, le vétérinaire a tenté une transfusion, puis diagnostiqué une insuffisance rénale. Vendredi elle a arrêté de réagir aux caresses. On l'a endormie samedi. Maman lui a dit que je pensais à elle ; son corps malade s'est détendu sous l'effet de l'injection ; sa babine a frémi une dernière fois comme il nous faisant tant rire qu'elle le fasse.

A des centaines de kilomètres de là, je vide ma boîte de mouchoirs et pense à ma maman qui désormais se réveille et rentre le soir dans une maison vide.

laila En août dernier.

dimanche 11 mars 2012
in Trav'lin' Light

Cartolina 5 — Oreilles

Après avoir frôlé le coup de soleil à crapahuter dans les ruines toutes la journée (c'est finalement surtout le cou qui a pris, entre la lanière de l'appareil photo et le t-shirt), les voilà glacées par la pluie et le vent qui nous accueillent à notre retour de Paris.

carnaval Carnaval??

366 réels à prise rapide — Paris, le 4 mars 2012

samedi 10 mars 2012
in Trav'lin' Light

Cartolina 4 — Fragment d'aujourd'hui raconté en statistiques

70 % des spectateurs arrivés à l'heure annoncée de l'ouverture des portes (19h30) pestaient dans la queue en attendant l'heure réelle de l'ouverture des portes (20h).

80% des spectateurs à portée d'oreille se demandaient si les airs seraient simplement chantés ou si l'on aurait droit à un opéra joué en costume. Pour 50% d'entre eux, on ne donne pas un opéra dans une église ; 37.5% refusaient de croire que l'on puisse donner un opéra sans le jouer. 12.5% étaient sans opinion.

90% de l'assistance a réagi physiquement après la première minute trente de l'ouverture, quand le thème connu se mit à monter de l'orchestre composé à 59% de cordes, 23.5% de bois et 17.5% de cuivres.

45.2% eut le souffle coupé par l'entrée sur scène des chanteurs en costume.

87% des spectateurs ressortirent de l'église San Paolo entro le mura un grand sourire aux lèvres d'avoir vu une si jolie Traviata donnée par des virtuoses de l'opéra de Rome. Tous s'accordèrent à dire que Carmela Maffongelli, qui chantait Violetta, le fit exceptionnellement bien.

62.3% continuent de trouver fort amusante l'idée de jouer La Traviata dans une église (et de se servir sans ambages de l'autel comme d'un buffet pour une fête donnée par une courtisane). Rappelons que le livret est basé sur La Dame aux Camélias.

58.3% de ces statistiques ont été inventées sur le moment (ce qui fait, remarquez, bien moins que la moyenne habituelle, estimée à 82.7%).

manif Cortège de manifestants pour les conditions de travail des ouvriers du bâtiments arrivant à l'Arc de Constantin.

366 réels à prise rapide — Rome, le 3 mars 2012

vendredi 9 mars 2012
in Trav'lin' Light

Cartolina 3 — Aujourd'hui difficile de

Difficile de dire ce qui me déplaît le plus dans la Basilique St-Pierre. Le baldaquin en marbre, dorures et torsades du Bernin, ou l'indécence de cette richesse ostentatoire ?

Difficile de dire ce qui me plaît le plus dans les musées que je visite. Le Klimt découvert en se retournant une dernière fois sur une salle que l'on croyait ne regorger que de mochetés, ou les collections étrusques de la Villa Giulia visitée au pas de courses ? L'exposition Baruchello ou les miroirs déformants dans lesquels nous nous prenons en photo ?

elpais Sœur lisant El Pais, un sac Calzedonia à la main.

366 réels à prise rapide — Rome, le 2 mars 2012

jeudi 8 mars 2012
in Stormy Weather

Aujourd'hui féminité

OH FOR FUCK'S SAKE GO THE FUCK AWAY.

jeudi 8 mars 2012
in Trav'lin' Light

Cartolina 2 — Aujourd'hui un compliment

Je visite le Vatican et me fais draguer par un gardien de musée qui lâche en riant un dernier che bella, fier d'avoir bien joué son rôle.

Pendant ce temps, les commentaires élogieux fleurissent sur mon blog. I would like to praise the creator of this blog for his work! Great posts, cute design and frequent updates! Keep up the good work!, m'assure Marly, qui tient un site très informatif sur le refinancement de prêts immobiliers.

Et Jean-Paul est immortalisé avec un koala dans les bras.

jpiikoala

366 réels à prise rapide — Rome, le 1er mars 2012

mercredi 7 mars 2012
in Trav'lin' Light

Cartolina 1 — Aujourd'hui jour en trop

Sursis qui, hélas, ne m'empêcha pas d'oublier de recharger les piles de mon appareil photo, lequel s'éteint tristement dans mes bras entre le Colisée et le Grand Cirque. Je le ranimai avec une joie émue le lendemain matin, et le rassurai à voix basse : une fois les ruines romaines passées, la beauté de la capitale du péché autorisé (comme l'appelle un ami italien) se trouverait, je l'espère, en intérieur. Mon dédain hautain pour les meringues bétonnées produites à partir du XVIè siècle n'est plus à démontrer.

colosseo

366 réels à prise rapide — Rome, le 29 février 2012

mardi 28 février 2012
in Trav'lin' Light

Je lis

Surtout des polars. À l'occasion, des romans de fantasy loufoque, du théâtre, de la littérature chinoise traduite en italien (j'ai des amis formidables), des vrais livres bien écrits.

J'écoute

of Montreal, Caravan Palace, the Ditty Bops, Dango Reinhardt, the National, Minor Majority, Léo Ferré, Beethoven, Sonny Rollins, Laura Marling, Erlend Øye, Hjaltalin, Sufjan Stevens, Yuri Bashmet. Entre (nombreux) autres.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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