Deux fois deux points dans une phrase, c'est déjà pas brillant, mais aléatoire et alterné seraient plus facilement antonymes que synonymes. Par ailleurs je ne suis pas très sûre à la lecture de l'article qui a sifflé la Marseillaise, je suppose qu'il s'agit de fans Tunisiens mais rien n'est moins sûr. (Récemment, ce torchon qu'est devenu Libé.fr nous annonçait avec fierté qu'un Nobel de biologie avait été attribué au monsieur qui avait découvert « la » cause du cancer de l'utérus, alors bon.) Bientôt je prendrai mes nouvelles uniquement dans le New York Times (qui a, lui, couvert l'annonce par Carla Bruni-Sarkozy à Marina Petrella de sa non-extradition).

Bref. Je ne crois pas que ce soit très intéressant. D'autant plus que comme symbole d'amitié, fraternité, et entente cordiale, un match de foute où deux équipes s'affrontent afin de se disputer la victoire (on laissera comme exercice au lecteur le soin de comparer le champ lexical du match de foute à celui de la guerre), je trouve ça douteux. Ah, mais on me dit que siffler la Marseillaise, c'est symbolique aussi ! Ou alors c'est la Marseillaise qui est un symbole ? C'est vrai que le respect des symboles a toujours été au cœur des matchs de foute, qu'il s'agisse d'un match OM-PSG ou France-ancienne colonie. Le respect tout court, aussi.

Je t'en foutrai, des symboles.

Et quand les caisses de l'État sont vides pour éduquer nos enfants, vides pour reconstruire nos infrastructures, vides de plus en plus pour assurer l'accès aux soins, vides pour assurer que chacun dorme au chaud et mange à sa faim, vides pour développer de nouvelles énergies, vides pour financer la recherche (qu'il s'agisse de mieux comprendre le monde, de guérir des maladies orphelines, de poser des bases pour l'industrie de demain), mais suffisamment pleines le jour où on se retrouve dans un cafouillage que personne ne saisit parfaitement et qui se mesure surtout à l'aune de nombres qui clignotent sur des écrans géants à cause d'un système qui permet à n'importe qui de faire mumuse avec des sous qui n'existent même pas vraiment, y a pas de quoi parler de symboles ?

Je ne dis pas qu'il faudrait laisser cette tempête économique se dérouler sans lever le petit doigt (n'empêche que ce serait une expérience intéressante).

Juste que le symbolisme, ça peut vraiment se cuisiner à toutes les sauces.

Merci.

PS : Ce billet écrit à l'arrache parce que le dernier débat présidentiel va bientôt commencer et que j'ai hâte de voir comment, exactement, McCain compte mener à exécution sa promesse de botter le cul d'Obama, peut avec un peu d'imagination être considéré comme une participation au ''Blog Action Day'' contre la pauvreté. Mais histoire d'étoffer un peu, je vous recommande de vous rendre ici, bande de sales riches.