American Rhapsody
F.A.Q. | Contact | Mastodon | Liens | In English
lundi 25 mai 2009
in Stormy Weather

Youhou ! Y a quelqu'un ?

Il faut bien admettre que la dernière campagne électorale que j'ai vécue était particulièrement grandiose, étant celle des élections présidentielles américaines. Alors, oui, depuis, y a eu une série de référendums en Californie dans le but d'approuver ou non des mesures visant à sauver l'État de la noyade, mais je n'ai presque rien vu passer ; non seulement les idées étaient peu remarquables, mais en plus personne ne s'est vraiment soucié de les défendre ; la seule qui soit passée est celle qui punit les élus plutôt que de taxer le contribuable, en leur refusant (aux élus), en cas de dépassement de budget, leur habituelle augmentation, le tout pour une magistrale économie de quelques centaines de milliers de dollars, ce qui est quand même négligeable face à un déficit de quarante-deux milliards de dollars ; enfin, personnellement, j'ai l'intention de me plaquer les mains sur les oreilles en criant très fort « la la la la je n'ai qu'à tenir jusqu'en 2010 » et je pense qu'Arnold va en faire exactement de même (mais en ricain).

[+]

mercredi 20 mai 2009
in All About Blog

Tada !

Comme je suis très occupée à préparer mon départ pour Israël, reprendre le projet de mon cobural avant qu'il ne défende sa thèse dans neuf jours, finir deux papiers pour dans à peine plus de deux semaines et m'assurer que deux collaborateurs sauront se débrouiller sans moi cet été, et je ne parle pas des symposiums de fin d'année, des compte-rendus à rédiger, ni du bordel administratif dans lequel je me retrouve une fois de plus, j'ai décidé de mettre à jour AmRhaps,

J'en avais marre de ne plus écrire que sur Touitter à coup de 140 caractères, mais je m'étais mis dans la tête de ne plus écrire sur AmRhaps avant d'avoir fini le chantier en cours (et démarré depuis environ, quoi, neuf mois).

AmRhaps tourne donc désormais sous Dotclear 2.1.5. J'en ai sué pour adapter mon thème (il coince encore un peu aux entournures, d'ailleurs), et encore plus pour faire en sorte que les URL restent jolis et cohérents. Les fils atom et rss devraient continuer de fonctionner, mais n'hésitez pas à me faire part d'éventuels glitchs.

Par ailleurs, AmRhaps a désormais un coin tout en anglais. Si vous êtes anglophone, n'hésitez pas à aller visiter, je compte écrire des billets différents sur les deux espaces, et je ne me plaindrai pas si vous commentez en français.

Et avec tout ça, je suis en retard pour mon cours de tango argentin.

samedi 2 mai 2009
in 'S Wonderful

Israël !

Le lecteur attentif se souviendra probablement de la bourse qui me fut accordée par une Grande Compagnie Informatique (GCI) anonyme (mais bleue) et des glapissements occasionnés par la grande nouvelle. Par la même occasion, GCI me collait en partenariat avec un mentor censé me faire naviguer le monde merveilleux de la recherche industrielle, de préférence en m'accueillant l'été pour un stage.

J'ai ensuite appris que le mentor en question était Israélienne (prenons note du surprenant féminin) et avait passé quelques années dans mon Université Jolie (si tu crois qu'il s'agit là d'une heureuse coïncidence, ta naïveté me confond) ; des connaissances communes ont ainsi pu me confirmer qu'elle est non seulement très sympathique (« ses enfants jouaient avec les miens », m'a confié Advisor comme s'il s'agissait-là de l'ultime preuve de confiance) mais aussi fort intelligente, ce qui ne gâche rien.

[+]

dimanche 26 avril 2009
in I'm a Stranger Here Myself

Krazy Kitty fréquente des cinéastes

Bon, d'accord. Un cinéaste. L'ami d'un ami, pour tout dire. (Il est possible que j'aie, dans ma tendre enfance, fréquenté des cinéastes fréquentant eux-même le milieu du théâtre, après tout il est arrivé à mon paternel de jouer un second rôle une fois ou deux dans un téléfilm, et il a bien fallu que quelqu'un les réalise, ces films. Je crois. C'est pas comme si je les avais vus, en fait. D'ailleurs il s'agit peut-être d'épisodes de séries télévisées ?)

Toujours est-il que les deux amis en question (le mien, et le sien) ont fait leurs études ensemble dans une fac qui propose une filière cinéma. (A soixante kilomètres de Hollywood, faut pas s'étonner). Contrairement à la plupart des élèves qui en sortent, l'ami de mon ami est devenu un cinéaste sérieux. Tellement sérieux qu'il a écrit et co-produit un film (indépendant, bien évidemment) qui, après avoir raflé un certain nombre de prix dans divers festivals, sortait au cinéma à Los Angeles vendredi dernier.

Première à laquelle je fus donc collatéralement invitée (le cinéaste débutant ayant promis deux entrées à son ami qui se trouvait être aussi le mien). Le film était bien, pas assez nuancé à mon goût, mais bien quand même, photographie sympa, acteurs doués, mais ce n'est pas de ça que je voulais parler. C'est plutôt de la soirée qui a suivi, dans un bar voisin (à propos duquel il me vient à l'esprit de fortement déconseiller la vodka-tonic avec du tonic plat), avec plein de gens de milieux divers et variés, mais une majorité d'Artistes, quand même. Il y avait aussi un prof de collège, un financier chiant comme la pluie, un gestionnaire de je ne sais même pas quoi, mon ami ingénieur, mais je ne me sentais quand même pas vraiment à ma place. La plupart des gens se désintéressaient de mon occupation une fois le mot « thèse » sorti de ma bouche, ce qui m'a évité la plupart du temps de préciser « en informatique ».

Malheureusement le cinéaste m'a demandé si, comme son ami qui se trouvait être aussi le mien, je fabriquais des têtes nucléaires (je précise que l'ami commun ne fabrique pas des têtes nucléaires, il fait de la fibre optique et de la transmission sans fil, que passion, c'était une blague), et j'ai répondu sans trop réfléchir et comme d'habitude « non, non, moi je guéris le cancer ». Ce qui n'est pas vraiment vrai, mais pas fondamentalement faux non plus. Du coup, mon ami l'ingénieur, dans son enthousiasme probablement à prouver qu'il fréquentait lui aussi des gens intéressants, a trouvé fort ingénieux de rajouter « mais avec des biologistes et des chimistes ! Elle guérit le cancer ! » chaque fois que je prononçais les mots « thèse en informatique » et que le regard de mon interlocuteur s'éteignait aussitôt.

Y compris en me présentant au type à propos duquel il m'avait dit quelques minutes auparavant qu'il avait déjà survécu dix mois à un cancer du poumon en phase terminale pour lequel on lui avait donné deux mois à vivre.

Tsais quoi, la prochaine fois, je me rabattrai sur la tuberculose. Ou alors la recherche médicamenteuse en général, c'est bien aussi.

mercredi 22 avril 2009
in 'S Wonderful

Un kilomètre à pieds, ça use, ça use

Dimanche, Pablo courra le marathon de Madrid. A chaque kilomètre, il espère pouvoir trouver un regain d'énergie en pensant à une personne bien particulière, une personne qui aura fait un don à la F.E.C.A., une fondation pour l'éducation des enfants autistes, pour permettre à l'école de M. Ziti, le fils aîné d'Otir, de continuer d'exister.

Pablo courra à Madrid, M. Ziti habite sur la côte Est des États-Unis, pourquoi donneriez-vous vos sous, depuis votre douillet fauteuil d'en France, à cette cause-là plutôt qu'une autre ? Je ne sais pas. Je ne suis même pas sûre de ce qui m'a poussée à donner quelques piécettes, bien avant que Pablo ne parle de son marathon. Pourtant, l'idée que quelqu'un courre à ma place me donne des frissons. Où était Pablo quand je travaillais à une tendinite avec des amis bien intentionnés qui tentaient de me persuader que la course serait comme le café, au début on n'aime pas ça et puis avant même de s'en apercevoir, on est devenu accro ?

Et aussi, pourquoi pas ?

Pour les détails, voir chez Pablo.

Pour d'autres relais sur le sujet, mieux écrits que le mien, allez faire un tour chez Kozlika ou Samantdi.

dimanche 19 avril 2009
in Trav'lin' Light

Je schtroumpfe pas les aéroports

« Je n'aime pas voler », me confiait la dame assise à côté de moi dans le vol Tampa-Dallas, probablement pour justifier ses deux vodka-orange à dix heures du matin. Moi, j'adore ça. Voler, pas la vodka-orange (je préfère vodka-pamplemousse ou vodka-cran), et surtout pas à dix heures du matin. Je supporte assez bien les turbulences, même quand ça tangue suffisamment pour que le pilote intime aux hôtesses de l'air de rester assises. Je n'ai pas peur de m'écraser au sol (et pourtant, je connais personnellement quelques ingénieurs aéronautiques et je me demande bien pourquoi je fais confiance à leur corps professionnel pour fabriquer des avions qui ne tombent pas en morceaux en plein vol). En dehors des gens qui ronflent, des gamins qui crient, des portes des toilettes qui s'ouvrent et se ferment continuellement, la seule chose qui me crispe est l'atterrissage. Je n'ai jamais compris pourquoi, dans les contrées nord-africaines ou moyen-orientales, les passagers applaudissent quand l'avion touche le sol ; ne savent-ils pas qu'on a encore largement la possibilité d'aller s'empaler dans un bâtiment ou de tomber à l'eau si la configuration de l'aéroport le permet ?

[+]

samedi 11 avril 2009
in I'm a Stranger Here Myself

Ben alors, on est pas en week-end prolongé ?

Cette année, pour la première fois depuis mon arrivée aux États-Unis, je me moque royalement du fait que le lundi de Pâques soit férié en France et pas ici. (C'est intéressant, d'ailleurs, de voir qu'un pays aussi religieux que les États-Unis a beaucoup moins de jours fériés religieux que la France ; Wikipédia raconte que le vendredi Saint, qui se dit non pas Holy Friday, mais Good Friday, parce qu'il est précédé du jeudi Saint, le Holy Thursday, que franchement je ne sais pas ce qu'il vient foutre là, à part que Wikipédia raconte qu'il s'agit de célébrer la Cène, soit, tant qu'à être morbides autant y aller à fond, le vendredi Saint donc est férié aux États-Unis, ce qui est majoritairement faux à ce que j'en vois, sauf pour la Bourse et quelques écoles primaires.) Parce que moi, en ce dimanche de Pâques, pendant que les gamins seront occupés à chercher des œufs en chocolat, je m'envole pour la Floride.

Rien que de ne plus me trouver qu'à six heures de décalage horaire de la France, ça va me faire tout drôle.

Toujours est-il que si tu es devant ton ordinateur au lieu d'être en week-end prolongé à faire des folies et te tuer sur l'autoroute, tu as probablement besoin d'un petit rappel sur l'histoire de Pâques. (On va parler de la Pâques catholique, hein, la Pâques juive, c'est pas pareil, c'est la sortie d'Égypte.) Attention, accroche-toi à ton routeur, c'est un peu décousu, vu que moi-même je n'ai pas tout compris, et que j'ai un millier d'autres choses à faire. Et je préviens tout de suite, c'est aussi assez irrévérencieux, si vous y croyez dur comme fer je risque de vous offenser et ce n'est absolument pas mon but (malgré de trompeuses apparences).

[+]

dimanche 5 avril 2009
in A Day At School

Et une intraveineuse pour la 4, une !

Je me croyais, naïvement, plutôt occupée ces derniers temps. C'était avant que je ne comprenne ce que les neuf semaines à venir me réservent.

D'abord, il y a les incontournables. Les cours de chimie organique, ceux dans lesquels je côtoie des gamins de même pas vingt ans qui me font désespérer de l'avenir de la race humaine par amphithéâtres entiers. Qu'on se rassure, ils sont loin d'être les seuls ; n'empêche qu'entre les conversations entre copines, les cours entiers passés sur Facebook ou à envoyer des SMS, et le niveau d'irresponsabilité ambiante, le nombre de regards incrédules que j'échange avec mon compagnon d'infortune est fort élevé. Les deux séminaires hebdomadaires (un général, un plus ciblé), auxquels s'ajoutent trois heures chaque mercredi matin passées à discuter enseignement. La réunion de labo hebdomadaire. Le club de tango argentin, aussi, dont je peux difficilement me désengager maintenant que j'en suis directrice artistique, directora artística, pardon, quitte à jouer du pipeau, autant y aller à fond et en espagnol, et puis est-ce que j'ai l'air d'avoir envie d'arrêter de danser ? (Le swing est un peu en suspens en ce moment, le cours pour débutants m'ennuie dans ses débuts et tout le monde est occupé à autre chose que d'aller danser, surtout le gars qui est en conférence à Hawaï, l'ordure.)

[+]

mercredi 25 mars 2009
in I'm a Stranger Here Myself

Survivance

J'ai trouvé un avantage majeur à Salt Lake City : depuis, je trouve Irvine formidable. Il fait beau, le ciel est entièrement bleu, il y a des petits zosieaux qui chantent, les bâtiments ne sont pas décrépis, il y a des gens dehors (même pendant la Spring Break, alors que les vacances tendent à transformer un campus en ville fantôme), et surtout, il ne neige pas. Je surkiffe.

Il faut quand même rendre honneur aux habitants auxquels j'ai eu affaire, ils étaient tous très gentils et serviables. (Je ne sais pas s'ils étaient Mormons ou pas, c'est pas marqué sur leur front, enfin certaines avaient l'air, quand même, avec leurs robes type Petite maison dans la prairie.) Par contre ils ont un sens de l'orientation absolument déplorable. « La prochaine intersection à droite ! » était en fait la deuxième à gauche. « Un bloc vers le sud, un blog vers l'est ! » m'a-t-on annoncé en pointant d'abord le nord, ensuite le sud-ouest.

Par ailleurs les chimistes ont été très gentils avec moi, j'ai rencontré beaucoup de Gens Importants qui m'ont bien aimée, j'ai passé des heures et des heures et des heures debout en costume et talons à parler de ma recherche, et j'ai même pas mourru d'inanition. (J'ai failli. Tout ferme à 22h dans cette ville. Tout.) Je crois que j'espérais un peu plus de révélations niveau science, un peu moins de décrépitude con la neve niveau Salt Lake, mais par contre côté networking (si si c'est comme ça qu'on dit en français aussi) j'ai été largement servie. J'ai même eu la plus longue conversation non-scientifique avec Advisor de ma vie tout entière.

Et maintenant que je suis de retour, je vais pouvoir me remettre à l'aspect pratique de la recherche plutôt que de faire de la comm' à longueur de journée ! Au détail près qu'il faut que je ponde un nouveau poster sur un sujet entièrement différent pour quand je serai en Floride dans quelques semaines... et qu'il est largement temps de mettre à jour mon profil LinkedIn et de harceler tous ces Gens Importants avant qu'ils n'oublient qui je suis.

samedi 21 mars 2009
in Salt Peanuts

Une remarque en passant

Je remarque en passant que personne ne m'a dit, « Waaaa tu vas à Salt Lake City, tu peux m'envoyer une carte postale, dis, dis, dis ? » alors que la ville a un centre historique incomparable, des église des Saints du Dernier Jour à en tomber par terre, et des mormons partout pour le côté dépaysement garanti, terre de contrastes[1] et choc culturel.

M'en fous, j'ai vos adresses, si je m'ennuie, je vous en enverrai quand même. Car il est hors de question que je me lève à cinq heures du matin un dimanche pour partir à la conquête des mormons, d'un climat pourri (lundi : pluie ou neige, température maximale 8°C, température minimale 0°C), et de dix milliers de chimistes (incluant, peut-être, le père du Surfeur Nase, que j'espère avidement rencontrer car on m'a promis $150 si je me faisais filmer en train de me comporter avec lui comme son fils avec les professeurs qui ont le malheur de croiser son chemin), sans que quiconque ne souffre de concert avec moi.

Notes

[1] Personne ne sait ce que l'expression signifie, mais elle est employée par tous les offices de tourisme du monde entier.

Je lis

Surtout des polars. À l'occasion, des romans de fantasy loufoque, du théâtre, de la littérature chinoise traduite en italien (j'ai des amis formidables), des vrais livres bien écrits.

J'écoute

of Montreal, Caravan Palace, the Ditty Bops, Dango Reinhardt, the National, Minor Majority, Léo Ferré, Beethoven, Sonny Rollins, Laura Marling, Erlend Øye, Hjaltalin, Sufjan Stevens, Yuri Bashmet. Entre (nombreux) autres.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

Mentions (presque) légales

Blog garanti sans conservateurs.
Déconseillé aux moins de 36 mois.
A manipuler avec précaution.
Attention, chaton méchant.*
 
* Rayer les mentions inutiles.