La pluie, ça mouille
Une chose qu'on oublie facilement quand on habite dans le sud de la Californie. D'ailleurs, la réaction à la pluie dans le sud de la Californie est à mi-chemin entre celle observée sur la côte d'Azur en cas d'orage et celle observée à Marseille en cas de chute de neige. En un mot : paniiiiique ! Pour tout dire, les gens sensés refusent de conduire quand il pleut, parce qu'on peut compter sur les sud-californiens pour se comporter comme des Brestois sous la neige et créer environ trente accidents de la circulation par kilomètre d'autoroute.
Et aujourd'hui, on a eu une tempête. A l'époque où je n'avais vécu que dans les Basses-Alpes et Paris, j'aurais dit une grosse tempête, mais depuis j'ai habité à Brest et appris qu'une grosse tempête, c'est quand tu ne peux pas tenir debout face au vent (et encore moins respirer). Pour illustrer, j'ai décidé de profiter d'une accalmie pour me rendre au labo, et l'accalmie s'est transformée en chute de grêle en quelques minutes ; je suis arrivée au boulot le jean entièrement trempé sur la face avant (j'allais contre le vent) et forcée de retourner chez moi prendre un pantalon sec de rechange. En plus, les grêlons, ça fait mal. Aussi, j'aurais quelques conseils pour les pauvres sud-californiens si peu habitués à la pluie que j'ai croisé sur le campus aujourd'hui.

