American Rhapsody
F.A.Q. | Contact | Mastodon | Liens | In English
mercredi 15 octobre 2008
in Stormy Weather

Symboles

Manifestement, l'événement du jour dans la presse (et la blogo-touito-sphère) française n'a rien à voir avec les fluctuations du Dow Jones Industrial, mais, tout à voir, cocorico, avec une sombre histoire de sifflage de la Marseillaise lors d'un match de foute. Histoire relatée avec une qualité toute relative par Libération.fr, dont les articles qui ne sont pas des ressucées directes d'AFP ou de Reuters sont de plus en plus déplorables, je cite :

Mais ce soir, tout a été fait pour éviter de revivre ces épisodes : les joueurs des deux équipes ne font pas leur entrée l’un après l’autre, comme ils le font habituellement, ils le font de façon alternée : un Français, un Tunisien, etc. Et posent dans cet ordre aléatoire sur les photos.

[+]

jeudi 9 octobre 2008
in Salt Peanuts

Les horloges de la mort

Me voici invitée par Anna à participer à une chaîne. Une chaîne bloguesque ! Ha ! Vade retro ! Mais non, il s'agit en fait de continuer une histoire... ci-dessous, le début, tel que raconté, paragraphe après paragraphe, par Tibo, l'initiateur de ce projet, suivi par Rade, Cat.0, Boris, Fred de Mai, Ardalia, et bien évidemment, Anna, suivi du mien, de paragraphe. Et je passe le relai à Fanette dont j'ai récemment découvert le journal, en espérant qu'elle veuille bien continuer l'histoire...

[+]

mercredi 8 octobre 2008
in I'm a Stranger Here Myself

Débat présidentiel, le retour.

Alors en fait, les débats, c'est aussi un peu ennuyeux. Voire beaucoup ennuyeux quand les deux débatteurs passent leur temps à utiliser les questions qui leurs sont posées pour rabâcher le même discours entendu depuis le début de la campagne (un peu moins dans le cas de McCain vu qu'il change d'avis comme de chemise, mais on a déjà entendu ses arguments, merci).

Y aurait à dire sur le fait que Barack Obama est apparu très calme, posé, pas démonté une seconde par les commentaires insidieux de John McCain, en un mot, présidentiel. Alors que son adversaire, ben, moins. En dehors du fait qu'il a l'air vieux et fatigué (ce qu'il est), il a été tout autant désagréable dans son insistance à nous appeler tous ses amis (c'est une base solide de jeu à boire, cependant : si tu avales une gorgée de bière chaque fois que McCain dit « my friends », je suis sûre que c'est tout de suite moins ennuyeux) et son mépris apparent pour son adversaire (mépris apparent, mépris apparent, j'exagère, il l'a juste appelé « That one », qui se traduirait facilement par « ce type-là »).

Y aurait à dire sur le fond, aussi, probablement, beaucoup, entre l'économie, la santé, l'énergie et la politique extérieure.

Mais finalement je n'ai retenu, de ces quatre-vingt dix minutes passées sur mon canapé en compagnie de Coloc N°1 et de son petit ami (oui, ceux-là même que j'ai craint un temps être Républicains, mais qui en fait non), c'est que McCain considère l'accès aux soins comme une responsabilité (de qui, va savoir).

...

Et qu'on ait besoin de se réjouir, dans les journaux, sur les blogs, dans les couloirs, « Ouais, t'as vu, Obama il a dit que l'accès aux soins c'est un droit, c'est super, bien envoyé ! », ça me donne un peu envie de pleurer. 2008 dans le pays le plus riche du monde, les gens.

PS : Anna, non, je ne t'oublie pas !

lundi 6 octobre 2008
in I'm a Stranger Here Myself

Divertissements à l'Américaine

J'ai une de ces vies sociales, en ce moment, c'est terrible, je n'ai même plus le temps de lire des blogs et encore moins de laisser des commentaires. Par exemple, vendredi soir, au lieu de rester enfermée chez moi à regarder des extraits du Daily Show sur mon ordinateur en pleurant que je suis solitude et délaissement, je suis allée à une Oktoberfest. Dit comme ça ça a l'air très allemand, mais il ne faudrait pas oublier que les traditions ont tendance à se modifier en quittant leur pays d'origine et il parait que ce n'était pas exactement pareil. Enfin moi j'ai bu un demi de blanche (oui, en trois heures ; là tu commences à comprendre pourquoi en fin de soirée mes copains proposent toujours de payer pour que je passe mon permis et leur serve de chauffeur sobre ; dommage qu'il ne s'en souviennent que rarement le lendemain matin) et passé le plus clair de mon temps à danser sur de mauvaises reprises de hits des années soixante (soixante-dix en poussant un peu) ou des chansons plus ou moins traditionnelles allemandes. J'ai appris avec ferveur la danse du poulet, avec mes copains on est fans, c'était extrêmement sympathique (sauf le type inconnu qui voulait absolument me voir danser un slow avec un des gars ; c'est pas un peu bizarre comme requête ?).

[+]

jeudi 2 octobre 2008
in I'm a Stranger Here Myself

Quand on aime, on ne compte pas les heures de route

Voilà la raison pour laquelle de nombreux militants Démocrates du sud de la Californie prennent la route du désert pour le Nevada, notamment les banlieues de Las Vegas, où ils font la tournée des électeurs potentiels et défavorisés, pour les pousser à s'inscrire sur les listes électorales (d'abord, car ça urge, les inscriptions seront close le 4 octobre dans cet État) et voter Obama (ensuite) :

états clés

Source : Site du New York Times, au premier octobre 2008.

mardi 30 septembre 2008
in I'm a Stranger Here Myself

Bonus Track

(Tiens, "Track", justement, c'est tellement approprié à parler de la famille Palin).

Je n'ai pas pu résister, j'ai traduit le passage sur la Russie de l'interview de Palin par Couric, celui qui a donné naissance à cette merveilleuse image de Vladimir Poutine pointant le très laid bout de son nez pointu dans l'espace aérien des Stasunis.

[+]

lundi 29 septembre 2008
in I'm a Stranger Here Myself

Krazy Kitty lit les journaux

Lecteur, liseronne, il m'arrive très souvent de me parler à moi-même, ou de parler à voix haute sans m'adresser en personne en particulier, que veux-tu, je suis fille unique et en plus d'être égoïste et pourrie-gâtée (ah ben quitte à servir du cliché, on va pas se gêner) ce qui fait que j'ai eu plus d'une fois l'occasion de ne parler à personne d'autre que mon chien, les murs, ou un ours en peluche, j'ai donc l'habitude qu'on ne me réponde pas. Au vu de la situation politico-économique des Stasunis en ce moment (finalement, quand je viens en décembre, offrez-moi des euros), y a de quoi marmonner devant son écran, et je ne te parle même pas des carabistouilles de l'homme aux talonnettes quand par hasard il me revient à l'esprit de jeter un coup d'œil sur la presse française (à ce propos, le ravalage de façade du site de Liberation.fr, c'est pas vraiment une réussite).

Mais pourquoi ne pas marmonner sur mon blog ?

[+]

mercredi 24 septembre 2008
in Salt Peanuts

Questions

Il se passe toujours plein de questions dans ma petite tête. C'est surprenant, sachant que petite je n'étais pas du genre à demander pourquoi le ciel était bleu et dis maman, pourquoi l'eau ça mouilleuh ? Mais en fait ça n'arrête pas de s'interroger là-dedans. Souvent des questions qui on trait à ma recherche, forcément, je vous épargnerai ça. Souvent aussi des questions très triviales, façon « C'est quoi mon mot de passe déjà ? » et « Quand est-ce qu'on mange ? ». Et puis des questions un peu entre deux eaux. Tout plein. Par exemple.

Des questions frusquo-modesques.

Pourquoi les filles ne comprennent pas que ce qu'elles voient dans les magazines, ça va à environ un demi pour cent de la population, et que sur elles ça fait juste moche ? Pourquoi s'obstinent-elles à porter des pantalons taille basse alors que (1) c'est plus à la mode (2) ça leur fait, au mieux, une silhouette anormale ?

Quel est l'enclume qui a inventé le « short habillé » ou « short de costume » ou va savoir comment s'appelle ce truc ?

Quand quelqu'un met des chaussettes à mi-mollets avec ses Crocs, c'est (a) du je-m'en-foutisme, (b) un fashion statement, (c) une envie violente de faire saigner les yeux de ses voisins, (d) la réponse D ?

Quel est l'intérêt de mettre des chaussures dans lesquelles on ne sait/peut pas marcher pour aller en cours ?

[+]

lundi 22 septembre 2008
in Salt Peanuts

Distribution de médailles

C'est très très à la mode, la distribution de médailles. C'est le deuxième effets jeuzolympiques. Quand tu ne sais plus que faire, tu distribues des médailles. Sur les blogs comme au Ministère de l'Éducation, tu vois, c'est très démocratique finalement les médailles, tout le monde peut participer. Même des sales gauchistes comme Miss SFW, qui en a sournoisement profité pour m'en coller une (de médaille, pas de gauche) que j'ai le devoir (oui je te dis, le devoir) de refiler, telle la peste, à sept personnes. Fatalitas, comme dirait Chéri-Bibi, car oui, j'ai lu tous les Chéri-Bibi quand j'avais douze ans.

[+]

samedi 20 septembre 2008
in 'S Wonderful

Fini de chouiner

C'est bien beau, de se lamenter sur sa vie sentimentale qui commence à ressembler à une chaussette sale un peu élimée au talon, mais ça ne mène pas bien loin. Avec la rentrée qui approche tant qu'elle est presque là, arrivant en même temps que l'automne (tout théorique, l'automne sud-californien), il est grand temps de se bouger la couenne.

Ce week-end, emménagement de ma troisième colocataire, celle qui remplace l'Evil Roommate dont nous avons été débarrassées en avril, et même si les mignonnes L4 et L5 m'interdisent de participer trop activement à ces réjouissances, on ne va pas s'ennuyer.

Lundi, début du trimestre. Invasion du campus par environ vingt-trois milles étudiants de plus que pendant l'été, pots de bienvenue, pots de rentrée, reprise des cours pour ceux qui en suivent (je ne suis pas sûre que mes deux heures hebdomadaires pour apprendre à mieux encadrer des élèves comptent vraiment), reprise des séminaires (là j'en suis à une moyenne de trois par semaine sur mon emploi du temps et tous n'ont pas été annoncés) et des petits gâteaux ou pizzas qui vont avec (d'après une balance à laquelle je ne fais que peu confiance, j'ai perdu trois kilos cet été, voilà ce qui arrive quand on me prive de séminaires), l'aquagym qui revient en force avec non pas une mais deux sessions par semaine, et mon assurance santé enfin renouvelée qui va me permettre de retourner voir ma kiné préférée, je ne vais pas m'ennuyer en plus de continuer à chercher, chercher, chercher encore dans l'espoir de, peut-être, un jour, trouver.

On ne va plus avoir le temps de se poser, par ici. C'est bien pour ça que Kozlika a pris la situation en main, s'est déniché une fine équipe de tambouilleurs un peu (ou beaucoup selon les cas) geeks sur les bords, dont moi-même et les autres dont le nom est parce que j'ai la flemme de les recopiter ce qui est tout à fait dans l'esprit, et a lancé, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, RrrrRrrrRrrrRrrrrRrrrr![1] la grande aventure du Feignasses Food Blog !

Toute recette de plat principal dont la confection (hors temps de marinade ou cuisson, car il parait que le Père Noël n'existe pas) ne dépasse pas 7 minutes sera accueillie avec reconnaissance à l'adresse ffb [arobase] kozlika.org, exécutée par une feignasse qui la notera en fonction des efforts requis, puis par un gourmet qui la notera en fonction de ses qualités gustatives, photographiée à un moment où un autre de cette chaîne, et publiée sur le Feignasses Food Blog (quand on l'aura mis en place).

A vos boîtes mails !

Et si vous avez l'intention de me faire remarquer que nous allons passer plus de temps à faire tourner la chose qu'à cuisiner des plats dont la confection demande plus de sept minutes, sachez que l'on reconnait la vraie flemmasse à son inventivité en termes de « qu'est-ce qui pourrait me faire passer moins de temps à faire ça ? »

Notes

[1] Quoi je fais pas bien le roulement de tambour ?

Je lis

Surtout des polars. À l'occasion, des romans de fantasy loufoque, du théâtre, de la littérature chinoise traduite en italien (j'ai des amis formidables), des vrais livres bien écrits.

J'écoute

of Montreal, Caravan Palace, the Ditty Bops, Dango Reinhardt, the National, Minor Majority, Léo Ferré, Beethoven, Sonny Rollins, Laura Marling, Erlend Øye, Hjaltalin, Sufjan Stevens, Yuri Bashmet. Entre (nombreux) autres.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

Mentions (presque) légales

Blog garanti sans conservateurs.
Déconseillé aux moins de 36 mois.
A manipuler avec précaution.
Attention, chaton méchant.*
 
* Rayer les mentions inutiles.