American Rhapsody
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jeudi 24 juillet 2008
in 'S Wonderful

La découverte du jour

J'ai réalisé pour la première fois aujourd'hui que les vestiaires de la piscine du campus sont munis d'une essoreuse à maillot. Oui d'accord il m'a fallu presque trois ans pour m'en apercevoir, mais à ma décharge, ils ont collé la bête à côté de la balance, un truc que moi, personnellement, j'évite d'approcher de trop près (surtout quand un énorme écriteau t'avertit qu'elle est fiable à cinq livre près, probablement pour éviter le suicide de jeunes californiennes au régime, m'enfin si je perdais ou prenais cinq livres, je pense que mes jeans me préviendraient avant la balance).

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lundi 21 juillet 2008
in A Day At School

Le niveau baisse

Comme chantonnerait Francis Blanche sur un air de Roux-Combalusier, le compositeur qui monte, « à la mare aux grenouilles j'ai de l'eau jusqu'aux genoux » (oui je donne dans le raffiné aujourd'hui), je ne sais pas si le niveau baisse mais en tout cas il ne vole pas bien haut.

J'ai bien conscience que j'ai fait une prépa élitiste suivie d'une école de haute voltige, et que je ne suis donc pas tout à fait au courant de comment ça se passe dans les universités françaises, et que si ça se trouve c'est pas beaucoup mieux, mais même après deux ans d'expérience, les devoirs à la maison des étudiants américains me tuent toujours autant.

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lundi 14 juillet 2008
in I'm a Stranger Here Myself

La santé a un prix et mon compte en banque le sait

Tu te souviens peut-être, si tu me lis assidument depuis presque un an (ou plus), que je suis un peu dysfonctionnelle du dedans de moi-même. Non je ne te parle pas du dedans de ma tête (qui s'il était parfaitement fonctionnel serait triste à pleurer je pense, qu'est-ce qu'on s'ennuierait) ni de L4 et L5 qui sont deux petites mignonnes, certes, mais qui pour l'instant ont le bon goût de se tenir coites, juste d'un trouble mineur, une « condition » comme on dit, juste un bout qui ne fonctionne pas comme il faut, mais, comment dire, chiant, d'une part parce qu'il a tendance à me pourrir un peu la vie, d'autre part parce que je n'ai pas envie d'en parler en société (que veux-tu, c'est privé) ce qui peut rendre la conversation difficile quand les rendez-vous médicaux, prises de médicaments et exercices divers et variés occupent une bonne partie de ton temps et que tu veux les passer sous silence.

D'ailleurs ça tombe bien, les détails ne sont d'aucune importance pour la suite de mes propos ; nul besoin donc de s'étendre sur le sujet, on n'est pas là pour donner dans le sensationnalisme, faire pleurer dans les chaumières, ni se lamenter sur mon pauvre petit sort. (Enfin, si, un peu, mais pas trop quand même.) Si toutefois tu t'inquiètes sincèrement pour moi, sache que même si je pense que ce n'est pas la peine, je suis touchée, et qu'on peut en parler en privé ; par contre, sur AmRhaps, c'est hors de question.

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vendredi 11 juillet 2008
in All Of Me

Ma vie en puces

(Puces de liste à puces, pas micro-vampires à animaux de compagnie ‒ et humains accessoirement. Quoi que.)

Avec plein de choses dedans que je n'ai pas vraiment le temps de présenter autrement.

Ah et sans puces aussi. Ça craint, les puces, finalement.

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mercredi 2 juillet 2008
in 'S Wonderful

Ah, l'été

Une fois que les nuages de l'aube sont éparpillés, le soleil brille, le ciel est bleu Provence, l'indice UV est scotché à « 10+, extrême », il fait chaud, les petits oiseaux chantent (et les corneilles aussi, saletés, même quand il y a des nuages, on n'a pas idée de croasser devant ma fenêtre à cinq heures du matin), et c'est parti pour durer comme ça pendant environ deux mois et demi sans une goutte de pluie. Bref, c'est l'été en Californie du Sud.

Ah, l'été. Des journées lascives, des grasses matinées, des après-midi à la plage, des Perrier-rondelle en terrasse... hmm, non, pas trop en fait. (Trouve moi un café pour commencer et on reparlera de ce Perrier-rondelle ensuite. Je ne sais même pas pourquoi je te parle de Perrier-rondelle, je préfère la Badoit et sans citron, mais ce serait chouette d'avoir la possibilité de siroter des Perrier-rondelle en terrasse. Ça ouvrerait la porte à toutes les fenêtres, y compris les menthe à l'eau, les demi-pêche et les blondes pression.)

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samedi 28 juin 2008
in Salt Peanuts

Conversations téléphoniques

Non, être au téléphone n'a jamais entouré qui que ce soit d'une aura d'invisibilité et encore moins d'une installation insonorisée qui ferait que tout d'un coup, pouf, on décroche le bigot et on se retrouve dans un endroit parfaitement privé. Un endroit depuis lequel on peut discuter des données sensibles, un endroit depuis lequel on peut parler de sa vie privée en détails, un endroit depuis lequel on peut s'engueuler avec les gens, un endroit depuis lequel on peut crier et rigoler tant qu'on veut sans que personne d'autre n'entende. Eh ben non. Et plus tu gueules, plus les passagers du bus / tes compagnons de salle d'attente / les gens à la table d'à côté / tes voisins (rayer les mentions inutiles) ils entendent.

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mardi 24 juin 2008
in Trav'lin' Light

Tiens, une carte postale

Oh, trop bien, une carte postale dans la boîte aux lettres ! Rien que pour moi ! (Et les douze autres lecteurs qui se battent en duel sur ce blog, soit.) Je sais bien qu'une petite carte postale, c'est chatoyant, ça scintille au milieu des factures et des publicités (que même si tu écris « PAS DE PUBLICITES MERCI » en lettres bâtons et en tirant la langue sur ta boîte aux lettres, ça ne change strictement rien), bref, ça fait toujours plaisir (et d'ailleurs la prochaine fois que tu pars en vacances dans un endroit chouette, ne te gène pas pour m'en envoyer une). Comme tu ne fais pas nécessairement des petits veinards pour lesquels j'ai dépensé un timbre récemment, je t'écris une carte postale bloguesque, pouf, juste là au-dessous, n'est-ce pas incroyab' ?

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dimanche 22 juin 2008
in Trav'lin' Light

Sept choses en sept jours

Car les voyages forment la jeunesse. En attendant les photos (ah ben oui j'en ai 462 à trier, oui, je sais, 462 c'est beaucoup, mais il fallait pas me lâcher dans un jardin botanique avec un appareil photo non plus, ni me faire voire le Golden Gate Bridge depuis un bout du port, depuis l'autre bout du port, depuis un bateau devant, depuis un bateau dessous, depuis un bateau derrière, d'un côté, de l'autre, depuis un bus découvert dessus dans un sens puis dans l'autre, depuis l'autre côté de la baie, depuis un autre autre côté de la baie, depuis la tour du musée de Young, depuis Twin Peaks, j'en passe et des meilleures), voilà sept choses apprises en sept jours à San Francisco.

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vendredi 13 juin 2008
in 'S Wonderful

Pars pas comme ça

Lecteur, liseuse,

Tu as très bien compris que je partais me la couler douce à San Francisco, où je vais retrouver, par ordre de probabilité décroissante, mes parents, un gars du bureau d'à côté qui n'a rien de mieux à faire que d'y amener les siens, de parents, pile quand j'y serai, et un gars qui était en prépa avec moi et que je n'ai donc pas vu depuis, attends je compte, à la louche, six ans mais qui a correctement interprété mon statut Facebook comme signifiant que je touristerai dans la ville du Golden Gate Bridge en même temps que lui et m'a proposé d'aller prendre un café[1]. Et que la plage, la rue Lombard, les otaries, le musée d'art asiatique, le Fisherman's Wharf et le cheesecake[2] allaient me tenir éloignée de l'Internet pendant une bonne semaine.

Mais je ne te laisse pas sans lecture.

Non non non !

Car les Matriochkas sont finies, le début a rejoint la fin, et si nous débattons encore faiblement de menues incohérences, l'histoire est finalement et tu peux aller la lire du début à la fin. (En entière, comme on dit chez moi, où on est un peu fâchés avec la grammaire française.)

Bon, je te laisse, j'ai des collègues à narguer et une valise à faire (sache que j'ai vaincu le sachet d'un litre et réussi à le remplir de tous les petits flacons que je veux emporter et à le fermer ensuite. Ils vont être contents, à la sécurité, demain. Enfin, c'est surtout moi qui vais être contente de ne pas avoir à enregistrer de bagages.)

Ne fais pas trop de bêtises dans les commentaires, quand même.

Notes

[1] Métaphorique, le café, on est pas dans un pays où on peut négligemment aller prendre un café sans le regretter amèrement.

[2] Le correcteur d'orthographe propose « cachecache ». Quelle indigence.

vendredi 13 juin 2008
in 'S Wonderful

Livide

En jouant au jeu des couleurs chez Pétronille, et en évoquant ma perplexité face au fait que khaki en anglais désigne un espèce de beigeasse alors qu'en français, le kaki, c'est plutôt un vert olive foncé, je me suis souvenue du mot « livide ».

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Je lis

Surtout des polars. À l'occasion, des romans de fantasy loufoque, du théâtre, de la littérature chinoise traduite en italien (j'ai des amis formidables), des vrais livres bien écrits.

J'écoute

of Montreal, Caravan Palace, the Ditty Bops, Dango Reinhardt, the National, Minor Majority, Léo Ferré, Beethoven, Sonny Rollins, Laura Marling, Erlend Øye, Hjaltalin, Sufjan Stevens, Yuri Bashmet. Entre (nombreux) autres.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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