American Rhapsody
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dimanche 16 mars 2008
in 'S Wonderful

The Bank Job

Londres au début des années 1970. Corruption, prostitution, pornographie, crime organisé, faites votre choix. Et des photographies très compromettantes, bien à l'abri dans un coffre de sûreté de la banque Lloyds sur Baker Street, que le MI5 et le MI6 aimeraient beaucoup récupérer afin de pouvoir incarcérer un trafiquant de drogues sans mettre en danger la famille royale. Les services secrets organisent donc un braquage, mené par des professionnels... pas très professionnels. Et la farce tourne au drame quand divers grands pontes de l'industrie du crime se trouvent elles aussi victimes de ce cambriolage et que les voleurs, embarqués malgré eux dans une affaire qui les dépasse largement, essaient de se sortir de ce carnage.

Un bon film. Pas particulièrement fin, pas particulièrement brillant, mais bon. Intéressant, distrayant, captivant. Et puis, rien que l'accent (et l'argot, wanker!) British, les autos anglaises des années 70, et Jason Statham (Lock, Stock, and Two Smoking Barrels[1] et The Italian Job[2] - et aussi Cellular, cette daube), ça suffit à me divertir.

Ah, et... c'est aussi, paraît-il, une histoire vraie.

Notes

[1] Arnaques, crimes, et botanique

[2] Braquage à l'italienne

mardi 11 mars 2008
in Salt Peanuts

Mouahaha

Le Vatican vient de sortir les nouveaux péchés des temps modernes (l'an dernier, c'était les dix commandements du bon conducteur): les drogues (l'encens ne compte pas), les manipulations génétiques et...

Parmi les "péchés modernes", on trouve aussi les injustices économiques et sociales, par lesquelles "les pauvres deviennent encore plus pauvres et les riches encore plus riches".

Le Monde.fr, 11 mars 2008

Va y avoir du monde aux portes des confessionnaux.

mardi 11 mars 2008
in Salt Peanuts

A Rush Of Blood To The Head

La Provence, bande d'ignares, est le journal régional en... Provence, oui, voilà, bravo. (Je crois qu'ils couvrent la région PACA sauf les Hautes-Alpes, mais je ne suis pas sure. Mon intérêt pour les Hautes-Alpes a toujours été extrêmement limité. Et ça n'a rien à voir avec le fait d'être bas-alpine. Si ce n'était pas pour quelque sentimentalité pour les presque quinze années que j'ai vécues dans les Alpes-de-Haute-Provence, je m'en battrais l'œil de celui-là aussi, de département.) Oui, ça s'appelait Le Provençal, avant. Le changement de nom fut un processus captivant.

Bref.

Je sens que ça baille déjà dans les rangs.

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dimanche 9 mars 2008
in Salt Peanuts

Résolument mainstream

Aujourd'hui dimanche, j'ai fait partie des 70% d'électeurs français à voter.

Aujourd'hui dimanche, j'ai fait partie des 47% d'électeurs français à voter à gauche.

Aujourd'hui dimanche, j'ai fait partie des 72% d'électeurs de ma commune à voter à gauche.

Aujourd'hui dimanche, j'ai fait partie des 44% d'électeurs de ma commune à voter pour le maire sortant et sa très respectable liste[1] plutôt que pour son premier adjoint[2].

Pour la rébellion, c'est raté.

Heureusement, pour ne pas faire comme tout le monde, j'ai voté par procuration.

(Sinon, y sont , les résultats des cantonales ?)

Notes

[1] dont je connais personnellement un certain nombre de membres

[2] celui qui est dans la poche d'un ancien co-directeur de campagne de Ségolène Royal qui adore multiplier ses casquettes et pour lequel j'ai hélas voté lors des cantonales

lundi 3 mars 2008
in I'm a Stranger Here Myself

Un spectre épinglé à la brume (et autres jeux)

Il y a des dimanches où il fait moche. Des dimanches pluvieux, venteux et froids. Des dimanches où le Pacifique sort de son habituelle torpeur, s'agite, et fait tanguer et rouler les bateaux. Des dimanches où il faut, en plus, se lever à sept heures du matin.

Oui mais.

Ce dimanche là, le 24 février, je me suis promenée sur l'île de Santa-Catalina.

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jeudi 28 février 2008
in Salt Peanuts

Il n'est pas mort !

Je parle de François Léotard. Oui, le type dont on n'a plus entendu parler environ depuis qu'il n'a pas été élu président de la région PACA (il y a, quoi, dix ans ?)[1]. Il est encore en vie ! Il publie même ! Et il dit du mal du Leader Minimo[2]. Ça s'appelle Ça va mal finir. Je crois bien que "ça" fait référence à la présidence actuelle. Avouons que "ça" n'avait pas super bien commencé selon mon avis de sale gauchiste, mais je ne voudrais pas faire de mauvais esprit. Ah, si, en fait, mais bon, faisons semblant voulez-vous. Extraits choisis sur le site du Nouvel Obs.

Extrait des extraits :

Il semble que notre président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme.

Et là, j'ai envie de dire[3] je m'exclame devant mon écran : « Non, sans blague ! ».

Notes

[1] Et encore, ça, c'était probablement au niveau régional. Au niveau national, ça doit faire encore plus longtemps.

[2] Mais si, tu sais bien. Un petit type excité qui ne sait pas se tenir. Non, pas Joe Pesci.

[3] Ça m'énerve, cette dernière expression à la mode : vas-y, dis-le, si t'as envie de le dire

samedi 23 février 2008
in Salt Peanuts

L'œil était dans la tombe et regardait Cain

Mais non, voyons, ce titre n'est pas un message politique concernant le parti Républicain et les élections présidentielles Américaines. Ce titre n'a rien à voir avec la suite du billet, d'ailleurs, si ce n'est que Franck m'a refilé un questionnaire poisseux d'avoir traîné sur bon nombre de blogs, mais si je l'accuse de trahison (traître !) on va encore m'accuser de dramatiser.

Alors que moi, dramatiser, jamais.

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jeudi 21 février 2008
in I'm a Stranger Here Myself

Se battre pour vivre... et conserver son assurance santé

Parmi les choses qui en plus de m'ahurir m'attristent, il y a le système de santé États-Unien. Un système dans lequel il est extrêmement délicat d'avoir accès à des soins coûteux sans être millionnaire, parce que dans l'un des pays les plus riches du monde, la solidarité est une notion qui a bien du mal à faire son chemin. J'invite le lecteur curieux (et/ou ne reculant pas devant un peu de pathos) à aller (re)lire une histoire triste que je racontais il y a presque deux ans sur le sujet - d'ailleurs, on pourrait pas leur faire parrainer un petit vieux mort du cancer, aussi, aux gamins de CM2 ?

J'ai lu récemment sur le site du LA Times un article qui n'est peut-être pas des mieux tournés sur la question, mais qui m'a semblé suffisamment intéressant pour que je m'essaie à le traduire. Le texte est en-dessous ; les annotations de bas de page sont des NDT ; la traduction est un peu bancale, souvent lourde et parfois inexacte, mais j'ai fait de mon mieux dans un minimum de temps (parce que je n'ai pas que ça à faire non plus, en fait) et si vous êtes si forts que ça, vous n'avez qu'à lire la version anglaise directement.

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mardi 19 février 2008
in 'S Wonderful

Une petite pause ?

Une fleur rouge...

Et une fleur blanche

Cliquer sur les images pour les voir en (très) grand - environ 1,5 MB

lundi 18 février 2008
in Stormy Weather

Heureusement qu'on a l'ACS*

* American Cancer Society (à ne pas confondre avec l'American Chemistry Society - quand on a souvent affaire aux deux, c'est parfois délicat)

A nationwide study has found that the uninsured and those covered by Medicaid are more likely than those with private insurance to receive a diagnosis of cancer in late stages, often diminishing their chances of survival.

Une étude à l'échelle nationale montre que les personnes sans assurance santé ou couvertes par Medicaid [1] sont plus susceptibles que celles bénéficiant d'une assurance santé privée de n'être diagnostiquées seulement qu'en phase terminale d'un cancer, ce qui réduit souvent leurs chances de survie.

Source : New York Times, 18 février 2008.

Non, sans blague ? Je ne m'en serais jamais doutée...

Dans un état d'esprit similaire, je me souviens d'une étude qui montrait que quand une femme a la possibilité - autrement dit, quand son assurance santé l'y autorise - de se procurer ses boîtes de contraceptifs oraux trois par trois au lieu d'une par une, elle est moins susceptible d'être à la merci d'un dysfonctionnement imprévu. Quand je pense qu'en France les notices encouragent la patiente à toujours disposer d'une boîte de secours...

(Ah puis sinon, pour les mômes de CM2 qui n'avaleraient pas assez de pathos au nom du devoir de mémoire, on peut pas leur faire apprendre Nuit et Brouillard de Jean Ferrat et en finir une bonne fois pour toutes ? Le plus émotionnel qu'on m'ait fait subir en classe au sujet de la Shoah, c'est Au revoir les enfants (et j'en suis fort aise, n'ayant jamais bien réussi à voir plus que des petits bouts de Nuit et brouillard - le film -, et ayant depuis assez mal vécu Amen ou même Le Pianiste) et on se demande vraiment comment je ne suis pas devenue négationniste avec si peu.)

Notes

[1] Une couverture santé gouvernementale pour les plus démunis

Je lis

Surtout des polars. À l'occasion, des romans de fantasy loufoque, du théâtre, de la littérature chinoise traduite en italien (j'ai des amis formidables), des vrais livres bien écrits.

J'écoute

of Montreal, Caravan Palace, the Ditty Bops, Dango Reinhardt, the National, Minor Majority, Léo Ferré, Beethoven, Sonny Rollins, Laura Marling, Erlend Øye, Hjaltalin, Sufjan Stevens, Yuri Bashmet. Entre (nombreux) autres.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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