American Rhapsody
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jeudi 14 février 2008
in 'S Wonderful

L'importance d'être Constant

Samedi dernier, dans ma longue robe rouge, mes talons, mes cheveux fraichement coupés, et le khôl que je n'ai le courage de sortir que pour les grandes occasions, je jouais les femmes de la haute aux côtés du gratin du conmté d'Orange. Pas exactement le gratin, d'accord, mais des tenues de grand couturiers, des talons plus haut que mon pied n'est long, et des airs hautins en veux-tu en voilà. Samedi dernier, j'étais au théâtre, au South Coast Repertory, et j'assistais avec un plaisir non dissimulé à une représentation de The Importance of Being Earnest (L'importance d'être Constant).

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mercredi 13 février 2008
in Stormy Weather

VD Stands For Valentine's Day

or is it Venereal Disease?[1]

Nothing says I love you like saturated fat and slutty lingerie.

source: meish.org

Rien ne dit mieux « je t'aime » que des graisses saturées et de la lingerie pétasse.

Le bien : Pourquoi rater une occasion de passer une soirée spéciale avec son amant(e) / amoureux(se) / époux(se) / concubin(e) ? A l'occasion d'en avoir un(e) sous la main, évidemment.

L'ironie : C'est l'anniversaire de mariage de mes parents, qui vivent séparés depuis une trentaine d'années, et emmerdent le modèle établi.

Le mal : Tout le reste. Y compris la deuxième phrase du « bien » et les deux derniers mots de « l'ironie ».

Notes

[1] Valentine's Day : Saint-Valentin ; venereal disease : maladie vénérienne

mardi 12 février 2008
in 'S Wonderful

Streusel aux pommes

J'en parlais récemment et Aurélia a (bien évidemment) réclamé la recette à corps cor et à cris. Voici donc la recette de mon gatal aux pommes qu'il est trop bon. Quelques remarques liminaires, cependant :

  • J'adore le mot "liminaire", pas vous ?
  • Ceci est une recette américaine. Avec des quantités américaines, des ingrédients américains, et un four au fonctionnement sous-optimal (ça c'est plus particulier aux résidences étudiantes qu'aux États-Unis). Certains disent qu'on ne peut pas réussir les mêmes gâteaux aux États-Unis et en Europe : n'ayant jamais fait de pâtisserie qu'en Californie avec mon four bancal, je ne pourrais vous dire si cela est vrai ou non.
  • La recette suivante est pour 14 personnes. Pour 6-8 personnes, réduire de moitié les ingrédients (non, sans blague) et ramener le temps de cuisson à environ 40 minutes.
  • Y a pas de photo parce qu'on a bouffé l'objet avant que l'idée de le prendre en photo ne traverse ma petite cervelle.

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samedi 9 février 2008
in Salt Peanuts

Liens du vikène

  • La fameuse vidéo Yes We Can du célèbre discours de Barak Obama, mis en musique par will.i.am (des Black Eyed Peas), interprété par une jolie poignée de célébrités, si vous ne l'avez pas encore vue. C'est beau, c'est plein d'espoir, c'est extrêmement américain comme idée, y a Scarlett qui est toute mimi et vers la fin on peut voir que je ne déconnais pas en vous disant que les Américains montrent le nombre trois à l'aide de l'annulaire au lieu du pouce.
  • Une des chansons du nouvel album de REM (non, ils ne sont pas morts) qui sort en avril est en écoute sur leur site web et elle est bien. A condition d'aimer REM (sinon, ça a peu de chances d'être une révélation).
  • Pour ceux qui ne comprennent toujours pas le modèle économique du logiciel libre et mais comment on gagne plein de pognon avec un truc gratuit ?!? et autres perplexités, Kevin Kelly explique ça plutôt bien.

Pour ceux qui ne comprennent rien à mes liens qui ne font rien qu'à être en anglais, (et pour les autres aussi), vous pouvez toujours vous amuser à m'expliquer dans les commentaires comment deux êtres aussi engagés politiquement que Arnold Schwarzenegger (ci-devant Républicain, Gouverneur de l'État de Californie, et soutien officiel de John McCain) et Maria Kennedy Shriver (ci-devant nièce de, Démocrate, première dame de Californie, et soutien officiel de Barak Obama) font pour être mariés depuis plus de vingt ans et ne pas se lancer d'assiettes à la figure dans leur baraque de Brenwood, en dehors du fait que la maison en question fait quelques 1000 m² de surface. Parce que moi, ça me laisse perplexe.

  • Ah, puis hop, un "vieux" lien qui trainait à propos d'immigration
vendredi 8 février 2008
in Stormy Weather

Vendredi concis

Si toi aussi tu trouves que le petit monsieur aux talonnettes s'excite un peu trop sur la religion et que le premier qui touche à la loi 1905, il va ouar sa gueule à la récré, appose donc ta signature à la pétition d'Appel Laïque. Mais fais-moi plaisir, lis-la d'abord, merci, arrête de laisser traîner ton nom partout sur Internet sans savoir ce que tu fais, c'est sale.

Et viens pas me dire que c'est vrai, que le catholicisme fait partie de l'héritage culturel de la France : je suis à moitié d'une famille protestante (Église Réformée de France, s'il faut tout te dire) et à moitié d'une famille juive (séfarade, puisque tu insistes). Et je connais la différence entre l'Ascension et l'Assomption, je peux raconter l'histoire d'un certain nombre de saints, je ne peux pas passer devant une église romane ou gothique sans me jeter dedans, et bien qu'elle soit tirée du Nouveau Testament, je connais la parabole du Bon Samaritain. Le débat n'a strictement rien à voir avec ça.

Et au passage, le petit nerveux, là, qu'il sorte des phrases de ce genre (qui correspondent très bien à la pensée d'une immense majorité d'États-Uniens sur le sujet) :

Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé.

ça me donne des envies de mordre. (Ce qui prouve bien l'échec total de mon éducation athée à m'inculquer qu'il est immoral de mordre son Président de la République : je pense uniquement que ce n'est pas hygiénique.)

mardi 5 février 2008
in I'm a Stranger Here Myself

Le Grand Mardi Géant

Les Américains ne font rien comme tout le monde les Français, c'est bien connu, et par conséquent n'élisent pas leur président au suffrage universel direct. De toute façon, que peut-on espérer de gens qui pour qui montrer trois doigts, ce n'est pas montre pouce-index-majeur mais index-majeur-annulaire, je me le demande. Pas grand chose, je pense. Il en découle un processus électoral dont les subtilités sont beaucoup plus nombreuses que celles du football américain et les enjeux, hélas, beaucoup plus importants à mes yeux, et que j'aurais du mal à récapituler en une phrase aussi claire et tranchante qu'inexacte comme je le fis pour le jeu sus-nommé dans le billet précédent.

Mais je vais néanmoins m'efforcer de faire le point sur la situation, car pour la première fois de mon existence toute entière, je suis tendue comme un arc dans l'attente des résultats d'élections qui ne sont pas françaises (ce qui prouve probablement que je commence lentement à m'intégrer dans ce pays de dingues, ou alors qu'on aime bien parler de politique avec mes collègues), et que si je continue de rafraichir en alternance la page commodément mise à la disposition du public par Google Maps et celle du New York Times alors que la Californie n'a même pas fini de voter, je vais tuer ma touche F5 et ça sera bien dommage.

(Attention, y a plein de nombres dans ce qui suit. Et c'est long.)

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lundi 4 février 2008
in I'm a Stranger Here Myself

Giants 17 - Patriots 14

Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer par là-bas, le Superbowl, c'est (1) un événement sportif de prime importance (ie. la finale de foutchebal américain) et (2) une occasion inratable de se réunir entre amis, de boire des bières, de manger des hot dogs, de crier devant la télé, et par conséquent une manne commerciale. Cette année, trente secondes de publicité revenaient à quelques 2.6 millions de dollars aux (nombreux) annonceurs, et je ne parle même pas de tous les produits dérivés et spécialités pour barbecue qui se sont vendus ces derniers jours. Il faut bien un petit coup de Super Pouvoir d'Achat (merci à Miss SFW pour la découverte, et attention : ça s'installe dans ton crâne et ça ne veut pas en sortir) pour faire descendre tout ça.

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samedi 2 février 2008
in Stormy Weather

Je t'en foutrai, moi, des claques !

Pas la peine de vous rappeler l'histoire de cet enseignant traîné devant la justice pour avoir (apparemment) plaqué un élève de onze ans contre un mur avant de lui administrer une gifle, en réponse à une insulte malvenue ayant fusé des lèvres de l'élève à un instant pas très clair de cette chronologie. La blogochose est en émoi, on en parle partout, par exemple chez Maître Eolas, chez Jules, ou chez Samantdi. Où se trouvent pléthore de commentateurs se rappelant avec émotion des taloches de leur enfance, des idées qu'elles ont remises en place, des bêtises qu'ils avaient faites pour les mériter, et du bien qu'elles leur ont fait, ironisant même sur le mode du "j'ai reçu des corrections bien méritées et ne suis pas devenu psychopathe, étonnant, non ?". Et chacun y va de sa "claque éducative", de son "si les gamins d'aujourd'hui se prenaient suffisamment de claques à la maison, ce ne serait pas aux professeurs de le faire", et autres commentaires plein de bienveillance. Et s'il en reste quelques uns pour trouver que taper sur les gosses n'est pas nécessairement la bonne solution, je n'ai encore vu personne apporter le genre de témoignage outrecuidant que je suis en mesure de confirmer.

Car, non, ami lecteur, jamais mes parents, mes professeurs, mes nounous ou autres éducateurs n'ont porté la main sur moi.

Et même pas je me suis transformée en petite conne irrespectueuse, "enfant-roi", ou autre greluche sure de son bon droit. Jamais je n'ai insulté mes professeurs (même pas quand ils le méritaient), ou indécemment foutu le bordel dans une salle de cours, ou été outrancièrement impolie avec qui que ce soit qui ne m'aurait réellement poussée à bout au préalable.

Par contre, sale gauchiste, je dis pas, mais là n'est pas la question.

Tout ça pour te dire, cher lecteur, que les gifles, y a peut-être des gosses auxquels une bonne paire de temps en temps peut rendre un immense service, mais elles ne sont pas non plus particulièrement indispensables pour empêcher ton môme de se transformer en saleté égocentrique et intenable en société.

Ou alors c'est que je suis une fille extraordinaire.

mercredi 30 janvier 2008
in Salt Peanuts

Merci Jamie

Comme je l'ai déjà dit quelque part par là, je ne regarde pas des masses la télé, mais j'aime bien les Mythbusters. (Sauf que là ils deviennent un peu chiants et éculés, surtout Adam Savage.) Du coup, quand Jamie Hyneman parle, je l'écoute, bien que je n'aime pas sa moustache. Surtout quand il dit du mal des fabricants d'ordinateurs en général et de Microsoft en particulier. Surtout quand il le dit dans un magazine qui ne s'adresse pas aux geeks, Popular Mechanic.

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mardi 29 janvier 2008
in 'S Wonderful

Moominmaniac

Il y a longtemps que je comptais te parler des Moomins (qui s'appelaient les Moumines en français quand j'étais gosse, car à l'époque, les gamins ne savaient pas parler anglais. Ils ne savent toujours pas, mais c'est pas grave). Quand j'étais petite, tout ce qui m'intéressait au sujet des Moumines, c'était de dévorer tous les tomes de ces romans illustrés qui s'empoussiéraient à la bibliothèque municipale (j'étais une fervente cliente de la bibliothèque municipale à laquelle je fournissais une part non négligeable de son activité, ma mère avait d'ailleurs dû s'inscrire elle-même pour que je puisse emprunter des livres en utilisant sa carte en sus de la mienne, pour tout te dire, j'étais un ver de livre comme on dit en anglais et c'était vachement chouette, de n'avoir rien d'autre à faire que de passer mon temps assise sur mes fesses avec un bouquin).

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Je lis

Surtout des polars. À l'occasion, des romans de fantasy loufoque, du théâtre, de la littérature chinoise traduite en italien (j'ai des amis formidables), des vrais livres bien écrits.

J'écoute

of Montreal, Caravan Palace, the Ditty Bops, Dango Reinhardt, the National, Minor Majority, Léo Ferré, Beethoven, Sonny Rollins, Laura Marling, Erlend Øye, Hjaltalin, Sufjan Stevens, Yuri Bashmet. Entre (nombreux) autres.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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